CEMAC : La BEAC table sur un ralentissement de la croissance économique en fin 2026
2026-10-01 10:31:00
La croissance économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est projetée à 3% en fin 2026. C’est ce qu’a annoncé Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) lors de la troisième session ordinaire de l’année du Comité de politique monétaire (CPM), le 28 septembre 2026. Un chiffre en régression par rapport aux prévisions initiales de 3,9%. Pour la banque centrale des six pays de la CMAC, cette situation s’explique en partie par l’absence des investissements productifs et un recours massif aux importations.
La croissance économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est projetée à 3% en fin 2026. C’est ce qu’a annoncé Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) lors de la troisième session ordinaire de l’année du Comité de politique monétaire (CPM), le 28 septembre 2026. Un chiffre en régression par rapport aux prévisions initiales de 3,9%. Pour la banque centrale des six pays de la CEMAC, cette situation s’explique en partie par l’absence des investissements productifs et un recours massif aux importations.
Pour Yvon Sana Bangui, « tant que nos États resteront fortement dépendants des importations, la croissance restera atone. Il est temps de mettre en œuvre les réformes structurelles arrêtés au niveau communautaire ». Parmi elles, figurent les investissements dans les infrastructures énergétiques ou encore de transport, considérés comme des leviers nécessaires à l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des économies de la sous-région.
La BEAC a également annoncé qu’au terme de l’année 2026, la masse monétaire devrait augmenter de 10,6% et les réserves de change en mois d’importations de biens et services représenteraient 4,53 mois, après 4,07 mois en 2025. Pour ce qui est du taux de couverture extérieure de la monnaie, il s’établirait à 72,4%, contre 65, 2% en 2025. Elle a dans la foulée, maintenu inchangé ses principaux taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres reste fixé à 4,5 %. Le taux de la facilité de prêt marginal est maintenu à 5,75 %, tandis que celui de la facilité de dépôt demeure à 0,00 %.
Pour ce qui est des réserves obligatoires, elles restent également inchangées, à 6,5 % pour les exigibilités à vue et à 4 % pour celles à terme. « Notre objectif est de poursuivre une politique monétaire prudente, crédible et adaptée aux réalités de notre sous-région » souligne Yvon Sana Bangui.