Affaire Opiangah : la justice prononce un non-lieu et restitue les biens saisis
2026-03-13 09:55:00
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a annoncé un non-lieu dans la procédure opposant Lucie Biloghe à l’ancien ministre des Mines Hervé Patrick Opiangah. Faute de charges suffisantes, la justice a décidé de classer l’affaire et d’ordonner la restitution des biens saisis lors de l’enquête.
La justice gabonaise a officiellement mis un terme à la procédure judiciaire impliquant l’ancien ministre des Mines Hervé Patrick Opiangah. Lors d’un point de presse tenu à Libreville, le procureur de la République près le tribunal de première instance, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a annoncé la décision de non-lieu, faute d’éléments suffisants pour engager des poursuites pénales.
Cette affaire faisait suite aux accusations formulées par Lucie Biloghe, ancienne compagne de l’homme d’affaires, qui évoquait des faits présumés d’atteinte aux mœurs. Dans le cadre de l’enquête, plusieurs actes de procédure avaient été menés, notamment une perquisition au domicile d’Hervé Patrick Opiangah, au cours de laquelle des espèces et divers objets de valeur avaient été saisis et placés sous scellés judiciaires.
Selon le procureur, les investigations conduites par les services compétents n’ont toutefois pas permis de confirmer les infractions initialement alléguées ni d’établir la responsabilité pénale de l’ancien ministre.
À la suite de la décision de non-lieu, le parquet de la République a ordonné la restitution des biens saisis lors de la perquisition. Cette opération a été réalisée par voie d’huissier de justice, conformément aux règles encadrant la gestion des scellés judiciaires lorsque les poursuites ne peuvent être maintenues.
Le ministère public a également rappelé que les mesures de saisie prises dans le cadre d’une enquête pénale sont strictement encadrées par la loi et doivent être levées dès lors que les charges apparaissent insuffisantes pour soutenir l’action publique. Cette décision marque ainsi la clôture judiciaire d’un dossier qui avait suscité une forte attention médiatique et politique ces derniers mois au Gabon.