Africa N°1 : le Gabon récupère enfin le contrôle total de la radio panafricaine



2026-05-13 10:12:00

Après plusieurs années d’incertitudes autour de l’avenir d’Africa N°1, le Gabon et la Libye ont trouvé un accord historique à Libreville. Désormais unique propriétaire de la radio panafricaine, l’État gabonais ouvre une nouvelle page pour ce média emblématique du continent africain.



Le dossier Africa N°1 vient de connaître un tournant décisif. Réunis à Libreville durant plusieurs jours, les représentants gabonais et libyens ont conclu un accord consacrant le retour complet de la radio panafricaine dans le giron de l’État gabonais. Selon des sources concordantes au ministère de la Communication et des Médias, les discussions ont abouti à un consensus clair : le Gabon devient l’unique propriétaire de la chaîne, mettant fin à une longue période d’incertitudes juridiques et de gouvernance partagée avec la Libye. Pour les autorités gabonaises, cette décision représente bien plus qu’un simple règlement administratif ; elle symbolise la reprise en main d’un patrimoine médiatique stratégique ayant marqué l’histoire de l’information en Afrique francophone.

Au cœur des négociations, Germain Biahodjow a conduit les échanges avec la délégation libyenne afin de finaliser ce dossier considéré comme sensible par les deux États. Cette issue ouvre désormais la voie à une relance opérationnelle d’Africa N°1, longtemps fragilisée par des difficultés financières et institutionnelles. Créée comme l’une des premières grandes radios panafricaines du continent, Africa N°1 demeure un symbole fort de l’influence médiatique africaine. La récupération totale de sa gestion par le Gabon pourrait permettre une restructuration profonde, une modernisation des équipements et un repositionnement éditorial adapté aux nouveaux enjeux du paysage audiovisuel africain.

À travers cette reprise, Libreville entend également renforcer sa souveraineté médiatique et redonner à Africa N°1 son rôle historique de voix africaine de référence. Dans un contexte où les États africains cherchent à consolider leurs instruments de communication et d’influence, cette décision apparaît comme un acte stratégique autant que politique. Les autorités gabonaises espèrent désormais transformer cet accord en véritable projet de renaissance médiatique, capable de redonner à la station son rayonnement continental d’antan et de replacer le Gabon au centre du paysage audiovisuel panafricain.