Assurances : Les intermédiaires appelés à renforcer la vigilance contre le blanchiment



2026-10-07 11:22:00

Les intermédiaires d’assurance sont appelés à renforcer leur vigilance face aux risques de blanchiment des capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération. Réunis autour du ministère de l’Économie et de la Direction nationale des Assurances (DNA), près de 45 professionnels ont été sensibilisés aux exigences du dispositif LBC/FTP.



Au Gabon, les intermédiaires d’assurance sont appelés à renforcer leur vigilance face aux risques de blanchiment des capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération. Réunis autour du ministère de l’Économie et de la Direction nationale des Assurances (DNA), près de 45 professionnels ont été sensibilisés aux exigences du dispositif LBC/FTP.


Réunis lors d’un séminaire organisé à l’immeuble Arambo, les intermédiaires d’assurance ont été invités à mieux maîtriser leurs obligations en matière de lutte contre les flux financiers illicites. Pour Terence Ollomo Ebang, commissaire contrôleur des assurances, le secteur accuse encore un retard dans l’appropriation et l’application effective du dispositif, notamment en matière de connaissance du client et de surveillance des opérations.

La vigilance attendue ne doit toutefois pas se limiter au paiement des primes. Elle doit s’étendre à l’ensemble de la relation contractuelle, notamment lors des opérations de rachat ou de remboursement. Le refus de renseigner sur l’origine des fonds ou l’identité du bénéficiaire effectif, tout comme une demande de remboursement vers un compte différent de celui du payeur, peut ainsi constituer un signal d’alerte nécessitant une attention particulière.


Autre point clarifié au cours des travaux : les opérations portant sur des primes inférieures à un million de francs CFA ne sont pas exclues du dispositif LBC/FTP. Contrairement à une interprétation encore présente chez certains professionnels, ces opérations restent soumises aux obligations de vigilance. Les intermédiaires doivent également procéder à l’évaluation des risques et effectuer, lorsque la situation le justifie, une déclaration de soupçon auprès de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF).


Pour la Direction nationale des Assurances, l’enjeu est désormais de passer de la sensibilisation à l’application concrète des règles. Marie Mireille Céline Koumbat Ndoumbani a ainsi appelé les professionnels à tirer des travaux des réponses « concrètes, efficaces et adaptées » aux réalités de leurs activités. Une exigence qui vise à renforcer la conformité du marché gabonais de l’assurance et à faire de la vigilance un réflexe à chaque étape de la relation avec l’assuré.