CEMAC : Réunie à N’Djamena, la BEAC présente un bénéfice record de 300 milliards de FCFA
2026-04-07 21:19:00
Réunie à N’Djamena, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a présenté des résultats solides, marqués par un bénéfice record et des perspectives économiques stables, tout en accélérant sa transition vers les paiements numériques.
Le Conseil
d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale, réuni le 6 avril
à N’Djamena, a marqué un temps fort pour l’institution monétaire régionale.
Sous la présidence du ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, les
échanges ont porté sur la situation macroéconomique de la sous-région, les
orientations de politique monétaire et les enjeux de modernisation des systèmes
de paiement.
Le rapport 2025
présenté à cette occasion fait état d’un bénéfice record de 300 milliards de
FCFA. Une performance qui témoigne de la solidité de la banque centrale dans un
environnement économique international incertain. Parallèlement, la Communauté
économique et monétaire de l’Afrique centrale devrait enregistrer une
croissance comprise entre 2,3 % et 2,4 % en 2026, confirmant une trajectoire
globalement positive.
Les fondamentaux
macroéconomiques affichent également des signaux encourageants. Les réserves de
change se sont renforcées, atteignant 4,52 mois d’importations à fin février
2026, contre 4,2 mois quelques mois plus tôt. Cette amélioration contribue à
consolider la crédibilité financière de la sous-région et à rassurer les
investisseurs.
Dans ce contexte, le
gouverneur Yvon Sana Bangui a tenu à dissiper toute inquiétude sur une
éventuelle dévaluation du franc CFA, affirmant qu’elle « n’est pas à l’ordre du
jour ». Il a également souligné que l’inflation reste maîtrisée, en dessous du
seuil communautaire, traduisant une politique monétaire orientée vers la
stabilité et la préservation du pouvoir d’achat.
Au-delà des
indicateurs économiques, la BEAC entend accélérer sa transformation.
L’introduction prochaine d’un QR Code communautaire pour les paiements illustre
cette volonté de modernisation. Ce dispositif vise à faciliter les transactions
instantanées dans les six États membres et à renforcer l’inclusion financière.
Les réformes adoptées devront encore être validées au niveau ministériel, dans
une dynamique globale de consolidation de la stabilité économique et financière
de la sous-région.