CEMAC : Un accorde 30 millions d’euros pour le financement du secteur privé
2026-10-14 11:11:00
La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) ont signé, le 13 octobre 2026 à Bangkok, un accord de financement de 30 millions d’euros. Cette ligne de crédit vise à renforcer les capacités de financement du secteur privé en zone CEMAC, avec une attention particulière portée aux petites et moyennes entreprises.
Le
financement du secteur privé en Afrique centrale bénéficie d’un nouvel
engagement institutionnel. Le 13 octobre 2026, à Bangkok, la BADEA et la BDEAC
ont officialisé un accord de prêt de 30 millions d’euros destiné à soutenir les
entreprises de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale
(CEMAC). L’opération a été signée par Abdullah Almusabeeh, président de la
BADEA, et Dieudonné Evou Mekou, président de la BDEAC.
Cette
facilité financière doit permettre à la BDEAC de renforcer ses interventions en
faveur des entreprises privées de la sous-région. Les petites et moyennes
entreprises constituent une cible prioritaire, compte tenu de leur rôle dans la
création d’emplois, la production de richesses et la diversification des
économies. L’accord s’inscrit ainsi dans la recherche de solutions de
financement adaptées aux besoins des acteurs économiques régionaux.
Pour
la BADEA, cette opération traduit la volonté de consolider un partenariat
stratégique avec une institution régionale de référence. Son président a
souligné que cette ligne de crédit devait contribuer à accroître la capacité de
la BDEAC à financer des projets à fort impact économique et social. L’objectif
affiché est de soutenir le développement durable, l’intégration régionale et
l’amélioration des conditions de vie des populations.
Du
côté de la BDEAC, le financement doit également accompagner la mise en œuvre du
Plan stratégique Azobé 2023-2027. Cette feuille de route vise notamment à
renforcer le rôle de la banque dans le financement de l’économie régionale. La
nouvelle enveloppe pourrait ainsi soutenir des investissements générateurs de
croissance, à condition que les ressources soient mobilisées vers des projets
viables et que les entreprises bénéficiaires puissent effectivement accéder aux
financements proposés.
Pour
les économies de la CEMAC, dont celle du Gabon, l’enjeu dépasse le montant
annoncé. Il réside dans la capacité de ces ressources à se traduire en crédits
accessibles, en investissements productifs et en emplois durables. La BADEA,
institution multilatérale créée en 1974 et opérationnelle depuis 1975, et la
BDEAC, créée en 1975 et basée à Brazzaville, réaffirment ainsi leur ambition de
contribuer au développement économique de l’Afrique centrale. Les effets
concrets de cet accord dépendront toutefois des modalités de déploiement de la
ligne de crédit et de son utilisation par les entreprises.