CNOG : le gouvernement enclenche la régularisation des fédérations pour éviter la sanction du CIO
2026-04-27 10:44:00
Sous pression du Comité international olympique, les autorités gabonaises lancent en urgence la mise en conformité administrative des fédérations membres du CNOG afin de débloquer le processus électoral.
Face au risque de sanctions du Comité international olympique (CIO), le gouvernement gabonais a opté pour une stratégie d’apaisement en engageant, en urgence, la régularisation administrative des fédérations sportives concernées par le processus électoral du Comité national olympique du Gabon (CNOG).
C’est par la voix du ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, que cette décision a été officialisée à l’issue d’une réunion tenue avec les responsables sportifs, à l’initiative du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany Zategwa. Objectif : éviter un bras de fer avec les instances internationales et préserver la crédibilité du pays sur la scène sportive mondiale.
Au total, douze fédérations, dont les dossiers n’étaient pas à jour, sont concernées par cette opération de régularisation, tandis que quatre autres étaient déjà en conformité. « Nous devons trouver une solution pour que notre pays ne soit pas sanctionné », a insisté le ministre de l’Intérieur, appelant à une approche pragmatique qualifiée de « justice de Salomon ».
Concrètement, les fédérations ont été invitées à déposer leurs dossiers au siège du CNOG, qui se chargera de leur transmission aux ministères compétents pour traitement accéléré. Cette démarche vise à lever les blocages administratifs qui entravaient la tenue de l’assemblée générale élective.
Selon Willy Asseko, président de la Fédération gabonaise de basket-ball, une assemblée générale pourrait être convoquée rapidement afin de fixer une nouvelle date pour l’élection, initialement prévue fin avril. Le scrutin pourrait ainsi se tenir début mai, sous réserve de validation par le CIO, dont un représentant est déjà présent à Libreville.
Cette évolution intervient dans un contexte de tensions, marqué par la suspension controversée des processus électoraux du CNOG et de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Une décision qui avait suscité de vives réactions, tant au niveau national qu’international.
Si la régularisation en cours apparaît comme une issue temporaire à la crise, elle soulève néanmoins des interrogations. Pourquoi ces dossiers, déposés depuis plusieurs mois au ministère des Sports, n’ont-ils pas été traités plus tôt ? Et surtout, cette accélération administrative permettra-t-elle de restaurer durablement la confiance entre les différentes parties prenantes ?
Autant de questions qui restent en suspens, alors que le sport gabonais tente de sortir d’une zone de turbulence institutionnelle. La suite dépendra de la capacité des autorités à concilier exigences réglementaires, dialogue institutionnel et respect des normes internationales.