Crédit rare, demande en hausse : les banques de la CEMAC sous pression malgré les injections de la BEAC
2026-04-07 11:07:00
La dernière opération d’injection de liquidités de la BEAC met en lumière une tension persistante sur la trésorerie des banques de la sous-région. Une situation révélatrice d’un système financier sous pression.
La BEAC a procédé, le
1er avril 2026, à une nouvelle opération d’injection de liquidités, maintenant
son enveloppe à 400 milliards FCFA. Une décision qui n’a pas suffi à satisfaire
la forte demande exprimée par les banques commerciales.
Avec des offres
atteignant près de 495 milliards FCFA, le taux de souscription dépasse 123 %,
révélant un besoin de refinancement particulièrement élevé. Cette situation met
en évidence une tension structurelle sur les liquidités dans la zone CEMAC.
La politique monétaire
reste néanmoins restrictive, avec un taux directeur maintenu à 4,75 %. Cette
orientation vise à contenir les pressions inflationnistes, mais contribue
également à renchérir le coût du crédit pour les établissements bancaires.
Sur le marché
interbancaire, la situation est encore plus marquée. Le taux grimpe à 6 %,
rendant les financements entre banques plus coûteux que ceux obtenus auprès de
la Banque centrale.
Cette configuration
renforce la dépendance des banques vis-à-vis des injections de la BEAC et
souligne la nécessité d’un ajustement structurel du système financier pour
améliorer la circulation des liquidités dans la sous-région.