Crise au CNOG : le Comité national olympique du Gabon au bord de la rupture institutionnelle
0000-00-00 00:00:00
Miné par des divisions internes, des contestations de légitimité et une paralysie décisionnelle, le Comité national olympique du Gabon (CNOG) traverse l’une des crises les plus graves de son histoire.
Une situation qui menace directement la gouvernance du sport gabonais et la préparation des athlètes aux échéances internationales.
Le Comité national olympique du Gabon (CNOG) est aujourd’hui plongé dans une crise institutionnelle profonde, révélatrice de dysfonctionnements structurels longtemps latents. Depuis plusieurs mois, l’instance faîtière du mouvement olympique national est secouée par des querelles internes, des remises en cause de la légitimité de ses dirigeants et une gouvernance fortement contestée par une partie des fédérations sportives.
Au cœur de la crise, des divergences liées à l’organisation des instances, à l’interprétation des textes statutaires et à la gestion administrative et financière du CNOG. Plusieurs acteurs dénoncent une absence de concertation, des décisions unilatérales et un climat de méfiance généralisée, ayant conduit à une quasi-paralysie des activités de l’institution.
Cette instabilité a des conséquences directes sur le fonctionnement du sport gabonais. Le CNOG, censé coordonner et soutenir les fédérations nationales, peine à jouer pleinement son rôle, notamment dans l’accompagnement des athlètes de haut niveau, la préparation aux compétitions continentales et internationales, ainsi que la mobilisation des financements nécessaires.
Au-delà des tensions internes, la crise expose le Gabon à un risque de marginalisation sur la scène sportive internationale. Le Comité international olympique (CIO) suit avec attention l’évolution de la situation, rappelant régulièrement l’exigence de respect des principes de bonne gouvernance, d’autonomie du mouvement sportif et de stabilité institutionnelle.
Face à cette impasse, de nombreuses voix appellent à un dialogue inclusif entre toutes les parties prenantes dirigeants du CNOG, fédérations sportives, ministère des Sports et partenaires internationaux afin de restaurer la légalité, la crédibilité et la cohésion de l’institution. Sans une sortie de crise rapide et consensuelle, c’est l’avenir même du mouvement olympique gabonais qui pourrait être durablement compromis.