Débiteurs de l’État : l’échéance du 7 octobre met le gouvernement face à ses engagements



2026-10-07 13:20:00

L’ultimatum fixé aux quelque 600 débiteurs de l’État concernés par les 1 700 milliards FCFA de débets et d’amendes révélés par la Cour des comptes arrive à échéance ce mercredi 7 octobre. Alors que l’exécutif avait annoncé des poursuites pour les dossiers non régularisés, l’absence de bilan public à ce stade entretient les interrogations sur la suite du dossier.



C’est une échéance particulièrement attendue dans le dossier des débets et amendes de l’État. Ce mercredi 7 octobre doit en principe marquer la fin du délai accordé aux quelque 600 débiteurs concernés par les sommes mises en évidence par la Cour des comptes sur la période 1994-2022. Au total, le montant évoqué atteint environ 1 700 milliards FCFA.

Cette échéance intervient dans un contexte institutionnel sensible. Le 16 septembre dernier, le Premier président de la Cour des comptes, Alex Euv Moutsiangou, a été écarté de ses fonctions lors du Conseil supérieur de la Magistrature. Depuis cet épisode, les interrogations se sont multipliées autour de la poursuite du traitement de ce dossier particulièrement sensible.

À ce stade, aucun bilan détaillé des régularisations n’a été rendu public. Les autorités n’ont pas davantage communiqué sur le nombre de dossiers effectivement réglés, ceux encore en cours d’examen ou les éventuelles procédures engagées. Cette absence de communication alimente les interrogations sur la prochaine étape du processus.

L’enjeu se situe désormais au lendemain de l’échéance. L’exécutif avait annoncé que les dossiers non régularisés devaient être transmis à la Cour criminelle spécialisée. Reste donc à savoir combien de dossiers seront effectivement transmis, selon quels critères et avec quel calendrier. La publication d’éléments précis permettrait de mesurer la réalité de la mise en œuvre des engagements annoncés.

Le 8 octobre pourrait ainsi constituer un premier test de la continuité du dossier. Au-delà des montants en jeu, la question porte désormais sur la capacité des institutions à donner une suite claire, transparente et traçable aux irrégularités relevées sur plusieurs décennies. Sans bilan sur les régularisations et sans visibilité sur les prochaines procédures, l’échéance du 7 octobre risque de laisser davantage de questions que de réponses.