Eaux et Forêts : quand la protection de la nature devient un moteur économique durable



2026-01-02 11:51:00

En 2025, le ministère des Eaux et Forêts a opéré un virage stratégique assumé : faire de la gestion durable des ressources naturelles un levier de création d’emplois, de valeur économique et de stabilité sociale. Un bilan qui traduit une nouvelle vision de l’économie verte au Gabon.



Dans un communiqué publié le 27 décembre 2025, le ministère des Eaux et Forêts a dressé un bilan révélateur d’une année placée sous le signe de la réforme et de l’impact concret. Au cœur de cette action, la valorisation du capital humain apparaît comme un pilier central. L’intégration de 230 écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et de 305 auditeurs libres de l’École nationale des eaux et forêts (ENEF), actuellement en cours de régularisation administrative, marque une avancée majeure. Cette mesure permet non seulement de sécuriser des centaines d’emplois, mais aussi de renforcer durablement les capacités opérationnelles de l’administration forestière.

Sur le plan économique, le ministère engage une réforme sensible mais structurante : l’organisation de la commercialisation de la viande de brousse. Longtemps cantonnée à l’informel, cette activité fait l’objet d’un processus de formalisation visant à créer une filière contrôlée, traçable et durable. Grâce à des dispositifs innovants comme l’identification du gibier par bracelets et QR codes, l’État entend garantir la traçabilité, renforcer le contrôle sanitaire et assurer des revenus stables aux acteurs locaux, tout en limitant la pression sur la biodiversité.

Au-delà des mesures techniques, cette stratégie traduit une orientation politique claire impulsée par le Chef de l’État : concilier impératifs environnementaux et réalités socio-économiques. Il ne s’agit plus d’opposer conservation et développement, mais de les articuler intelligemment. Pour le Gabon, riche d’un patrimoine naturel exceptionnel, l’enjeu est désormais de transformer cette richesse en un atout économique maîtrisé, générateur d’emplois, de revenus et d’équilibre écologique. Une ambition qui positionne la durabilité non plus comme une contrainte, mais comme une opportunité nationale.