Erreur médicale : Lyvia Darelle Ndoumba relance son combat judiciaire pour le petit Noah
2026-03-13 15:56:00
Plus de dix ans après les faits, Lyvia Darelle Ndoumba poursuit son combat judiciaire pour faire reconnaître les préjudices subis par son fils Noah, victime selon elle d’une erreur et d’une négligence médicale en 2013 à l’Hôpital Général.
Après une première condamnation de l’État jugée « dérisoire » en 2018, puis l’espoir suscité par des conclusions favorables en janvier 2026, la mère de famille affirme avoir été « surprise et dévastée » d’apprendre, le 6 mars 2026, le rejet de sa demande de rétractation et la mise à sa charge de l’ensemble des frais de procédure.
Dans une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux, Lyvia Darelle Ndoumba est revenue sur le long combat judiciaire qu’elle mène depuis plus d’une décennie pour son fils Noah, qu’elle affirme victime d’une erreur et d’une négligence médicale survenues en 2013 à l’Hôpital Général. Selon son témoignage, l’enfant aurait subi l’ablation d’un rein ainsi que des lésions graves au niveau des organes génitaux à la suite de la pose d’une sonde. Face à la gravité de son état, Noah avait été évacué en France pour recevoir des soins spécialisés.
Estimant que ces actes relèvent d’une faute médicale, Lyvia Darelle Ndoumba avait engagé une procédure contre l’Agent judiciaire de l’État auprès du Conseil d’État. En 2018, la juridiction administrative avait condamné l’État à verser une indemnisation. Une décision que la mère juge toutefois largement insuffisante au regard des dommages subis par son fils.
« La somme accordée était dérisoire face aux souffrances et aux conséquences à vie pour mon enfant », affirme-t-elle. Refusant ce montant, elle avait introduit une demande de rétractation de la décision. Mais selon elle, aucune évolution notable du dossier n’est intervenue pendant plusieurs années.
Face à ce silence, la mère de famille décide en 2025 de médiatiser l’affaire afin d’alerter l’opinion publique. En janvier 2026, la lecture des conclusions aurait laissé entrevoir une issue favorable : la juridiction aurait reconnu que la décision de 2018 devait être réexaminée, estimant que la somme allouée pouvait être considérée comme insuffisante et que la demande de rétractation était recevable « sur la forme et sur le fond ». Cependant, le 6 mars 2026, Lyvia Darelle Ndoumba dit avoir appris avec stupeur que sa demande avait finalement été rejetée et que l’ensemble des frais de procédure restaient à sa charge. « J’ai été très surprise. Après tout ce que nous avons traversé, apprendre que ma demande est rejetée et que je dois payer les frais est un choc », confie-t-elle.
Aujourd’hui, la mère explique consacrer entièrement sa vie à son fils, dont elle est devenue l’auxiliaire de vie. Elle affirme disposer de plusieurs documents médicaux, y compris des avis de médecins consultés en France, qui évoqueraient selon elle une erreur et une négligence médicale. Elle soutient également n’avoir jamais signé d’autorisation préalable concernant certaines décisions médicales qui auraient été prises dans l’urgence.
« Je demande simplement justice. Je n’ai plus de vie aujourd’hui, je vis pour m’occuper de mon fils », déclare-t-elle. À travers sa prise de parole publique, Lyvia Darelle Ndoumba lance un appel aux autorités afin que son dossier soit réexaminé et que « l’État jette un regard » sur la situation de son fils.