Haut-Ntem : à Minvoul, les populations attendent toujours le début des travaux de bitumage de la route
2026-10-23 10:57:00
Quinze semaines après l’annonce présidentielle du bitumage de la route de Minvoul, les populations du Haut-Ntem attendent toujours les premiers signes concrets du projet. Entre difficultés de déplacement, inquiétudes à l’approche des pluies et espoir d’un désenclavement durable, les habitants veulent désormais voir la promesse se traduire sur le terrain.
À Minvoul, l’état de la route est bien plus qu’un problème d’infrastructure : c’est une difficulté quotidienne pour les populations. Se déplacer, transporter des marchandises, acheminer les produits agricoles ou rejoindre certains services essentiels relève souvent du parcours difficile, particulièrement lorsque les pluies aggravent la dégradation de la chaussée. Depuis des années, les habitants du Haut-Ntem composent avec ces contraintes, qui pèsent sur leurs activités et freinent les échanges avec les autres localités. Lors de son séjour à Minvoul, le président de la République avait annoncé le bitumage de cet axe en réponse aux préoccupations exprimées par les populations. Cette annonce avait fait naître l’espoir d’une amélioration durable de leurs conditions de vie. Mais les opérations d’ensoleillement engagées sur certains tronçons semblent déjà fragilisées par les premières pluies, ravivant les inquiétudes des usagers. Pour ceux qui empruntent cette route au quotidien, l’attente se mesure moins en semaines qu’en difficultés accumulées.
Pour les populations du Haut-Ntem, le bitumage de la route de Minvoul représente une attente essentielle : mieux circuler, faciliter l’accès aux services sociaux de base, soutenir les activités économiques et permettre aux producteurs locaux d’écouler plus facilement leurs récoltes. Quinze semaines après l’annonce présidentielle, les habitants veulent savoir quand le projet entrera véritablement dans sa phase opérationnelle. Quel calendrier est prévu ? Quand les premiers engins seront-ils déployés ? Pour l’heure, ces questions restent au cœur des préoccupations locales. Si l’annonce avait suscité un espoir légitime, les populations attendent désormais des actes visibles et des informations précises sur la suite du projet. Car à Minvoul, derrière les kilomètres de route dégradée, il y a des familles, des commerçants, des transporteurs et des producteurs qui subissent chaque jour les conséquences de l’enclavement. Pour eux, le bitume n’est pas un luxe : c’est une condition essentielle pour vivre, travailler et espérer un développement équitable de leur département.