Marché financier régional : La BVMAC s’est réuni en Conseil d’administration le 26 octobre 2026



2026-10-27 15:14:00

Réuni le 26 octobre 2026 à Douala sous la présidence d’Henri-Claude Oyima, le Conseil d’administration de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) a examiné plusieurs dossiers relatifs à la gouvernance, au développement du marché et à la situation financière de l’institution. Entre l’ouverture du marché aux PME et les tensions de trésorerie liées aux arriérés des États, cette 26e session ordinaire met en lumière les défis de consolidation de la place financière régionale.



Une session consacrée aux priorités de la BVMAC. La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale a tenu, le lundi 26 octobre 2026 à Douala, la 26e session ordinaire de son Conseil d’administration, sous la conduite de son président, Henri-Claude Oyima. Les travaux ont porté sur plusieurs points inscrits à l’ordre du jour, allant de la gouvernance à l’organisation interne, en passant par le développement du marché financier régional et les préoccupations liées à l’équilibre financier de l’entreprise de marché.

Des ajustements dans la gouvernance. Au titre de la gouvernance et de la vie sociale, le Conseil a pris acte de la désignation de nouveaux représentants permanents de BGFI Capital, Afriland First Bank et de l’Association des sociétés de Bourse d’Afrique centrale (ASBAC). Il a également invité la Direction générale à diligenter les procédures d’agrément auprès de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF). Sur le plan organisationnel, le Conseil a nommé Mohamadou Achirou au poste de directeur des marchés, sur proposition de la Direction générale.

La mésofinance fait son entrée dans les priorités du marché. Le Conseil a autorisé l’introduction en Bourse de RENAPROV Finance SA au compartiment E-PME de la BVMAC, sous réserve de la non-opposition de la COSUMAF. Cette décision s’inscrit dans une dynamique de promotion du financement des petites et moyennes entreprises par le marché financier régional. Le compartiment E-PME représente ainsi un levier potentiel de diversification des sources de financement pour les entreprises, à condition que les opérations d’admission et les exigences réglementaires puissent être menées à leur terme.

Des tensions de trésorerie liées aux arriérés des États. Le communiqué fait état d’une préoccupation majeure concernant l’équilibre financier de la BVMAC. Au 30 septembre 2026, le montant cumulé des arriérés des États avait atteint un pic de 3,5 milliards de FCFA, fragilisant la trésorerie de la Bourse régionale. À cette difficulté s’ajoute le retard du projet de création du Dépositaire central unique de la CEMAC (DCU CEMAC). La BVMAC indique avoir engagé 2,080 milliards de FCFA dans le cadre de la libération de sa quote-part au capital social de l’entité à créer, depuis le 26 juin 2025, avec un manque à gagner estimé à 10 millions de FCFA par mois.

Une accélération attendue au quatrième trimestre. Face à ces enjeux, le Conseil a mandaté son président et la Direction générale pour engager des démarches urgentes auprès des instances communautaires compétentes afin de débloquer les dossiers en attente. Il a également demandé d’accélérer, au quatrième trimestre, la cotation des émetteurs dont les dossiers d’admission remplissent déjà les conditions requises. Enfin, l’exécution budgétaire arrêtée au 30 septembre 2026 fait apparaître un déficit provisoire. La capacité de la BVMAC à résorber ces tensions financières, à accélérer les admissions et à faire progresser le projet de dépositaire central constituera un enjeu important pour le développement du marché financier de la CEMAC.