Migration mondiale : 3,6 % de la population mondiale vit hors de son pays d’origine



2026-01-05 11:30:00

Dans son rapport État de la migration dans le monde, édition 2024, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime que 3,6 % de la population mondiale est constituée de migrants.



Une proportion en hausse constante, qui souligne le rôle croissant des populations migrantes dans les économies nationales et les dynamiques sociales contemporaines. 

La migration internationale continue de s’imposer comme un phénomène structurant du monde contemporain. Selon le rapport État de la migration dans le monde 2024 publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants représentent désormais 3,6 % de la population mondiale. Une progression significative qui confirme une tendance lourde, loin des perceptions parfois alarmistes véhiculées dans certains débats publics.

Derrière ce pourcentage se cachent des millions d’hommes et de femmes qui contribuent activement au fonctionnement des économies d’accueil. Dans de nombreux pays, les migrants occupent des secteurs clés tels que l’agriculture, le bâtiment, les services, la santé ou encore l’innovation technologique. Leur apport en main-d’œuvre, en compétences et en entrepreneuriat constitue un levier important de croissance économique.

Le rapport de l’OIM souligne également l’impact des migrants sur les finances publiques, notamment à travers les impôts et les cotisations sociales, ainsi que leur rôle dans les transferts de fonds vers les pays d’origine. Ces envois de fonds représentent, pour plusieurs économies en développement, une source majeure de revenus, souvent supérieure à l’aide publique au développement.

Toutefois, l’OIM rappelle que l’augmentation de la migration mondiale s’inscrit dans un contexte marqué par de multiples facteurs : inégalités économiques, conflits armés, changements climatiques et recherche d’opportunités. Ces dynamiques posent des défis importants en matière de gouvernance migratoire, d’intégration sociale et de protection des droits humains.

Loin d’être uniquement un enjeu sécuritaire, la migration apparaît ainsi comme un phénomène complexe, aux retombées économiques et sociales majeures. Pour l’OIM, l’enjeu pour les États consiste désormais à mettre en place des politiques migratoires équilibrées, capables de maximiser les bénéfices de la migration tout en réduisant ses coûts humains et sociaux.