Mouila : 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, pour avoir dépouillé son compagnon



2026-10-02 10:58:00

Une soirée entre deux partenaires s’est achevée devant la justice à Mouila. Profitant du sommeil de S.Z., un entrepreneur marocain de 30 ans, Fatima Moussavou, 20 ans, lui aurait soustrait son sac contenant de l’argent et plusieurs documents administratifs avant de quitter leur chambre d’hôtel



Fatima Moussavou, sans emploi et domiciliée à Bavanga, dans le 2e arrondissement de Mouila, comparaissait jeudi 24 septembre 2026 devant le Tribunal de première instance de Mouila pour des faits de vol. Selon les éléments présentés à l’audience, elle aurait profité du sommeil de S.Z., ressortissant marocain âgé de 30 ans et entrepreneur, pour s’emparer de son sac contenant notamment des documents administratifs et environ 80 000 francs CFA.


Les faits se seraient déroulés après une soirée au cours de laquelle les deux protagonistes, qui entretenaient une relation, avaient consommé de l’alcool avant de se rendre dans un hôtel. Fortement éprouvé, S.Z. se serait endormi peu après leur arrivée dans la chambre. La jeune femme aurait alors pris le sac, verrouillé la porte avant de quitter les lieux. Le ressortissant marocain n’aurait pu sortir de la chambre qu’avec l’intervention du responsable de l’établissement.


Interpellée dans le cadre de l’enquête, Fatima Moussavou a reconnu les faits à la barre. Pour expliquer son geste, elle a évoqué ses difficultés financières et les sollicitations d’argent auxquelles son compagnon ne répondait pas toujours. Concernant le passeport et la carte de séjour présents dans le sac, elle a affirmé les avoir perdus, sans être en mesure d’indiquer au tribunal où ces documents pourraient se trouver.

Le ministère public avait requis la requalification des faits en vol aggravé et demandé deux ans d’emprisonnement ferme. Le Tribunal n’a toutefois pas retenu cette qualification et a déclaré Fatima Moussavou coupable de vol. Elle écope finalement de 12 mois de prison, dont 6 avec sursis, ainsi que de 50 000 francs CFA d’amende. De son côté, S.Z., toujours privé de ses documents administratifs, demeure à Mouila dans l’attente de régulariser sa situation avant de pouvoir poursuivre son déplacement.