Sénat : un nouveau règlement pour moderniser le fonctionnement de l’institution
2026-04-27 09:19:00
Adopté à l’unanimité, le nouveau règlement du Sénat ambitionne de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale et d’adapter l’institution aux exigences de la Ve République.
Le Sénat gabonais a franchi une étape importante dans la modernisation de son fonctionnement avec l’adoption, le 23 avril 2026, de son nouveau règlement intérieur. Réunis en séance plénière sous la présidence de Huguette Nyana Ekoume-Awori Onanga, les sénateurs ont validé à l’unanimité ce texte structurant pour l’avenir de l’institution.
Cette réforme traduit la volonté affirmée de doter la Chambre haute du Parlement d’un cadre juridique à la fois clair, moderne et adapté aux exigences de la Ve République. Bien plus qu’un simple ajustement technique, ce nouveau règlement se présente comme un levier de renforcement de l’efficacité et de la crédibilité du Sénat.
Parmi les principales innovations introduites, figure le renforcement du contrôle de l’action gouvernementale, un enjeu central dans l’équilibre des pouvoirs. Le texte prévoit également l’institution, au sein de chaque commission générale permanente, d’une délégation dédiée à l’évaluation des politiques publiques, marquant ainsi une avancée significative dans le suivi de l’action publique.
Le règlement consacre en outre une sécurisation juridique accrue du droit d’amendement des sénateurs, garantissant une meilleure participation des élus à l’élaboration des lois. Dans le même esprit, il acte le passage de sept à huit commissions, avec la création d’une commission spécifiquement chargée de la Décentralisation et des Collectivités locales, reflet de l’importance croissante de ces enjeux dans la gouvernance nationale.
Par ailleurs, les modalités d’élaboration de l’ordre du jour ont été clarifiées, dans le but de fluidifier l’organisation des travaux parlementaires et d’en améliorer l’efficacité.
Lors de son audition devant la Commission des Lois et des Affaires administratives, chargée des Droits de l’Homme, la présidente du Sénat avait insisté sur la portée de ce texte, le qualifiant d’« instrument juridique moderne, didactique et cohérent ». Une vision largement partagée par les sénateurs, dont l’adhésion unanime confère à ce nouveau règlement une légitimité renforcée.
Avec cette réforme, le Sénat entend ainsi s’inscrire pleinement dans une dynamique de modernisation institutionnelle, en phase avec les exigences d’une gouvernance plus performante, transparente et tournée vers les attentes des citoyens.