Santé mentale : 1,605 milliard de FCFA annoncés pour redresser le Centre national



2026-10-09 10:58:00

Saturé et confronté à des difficultés d’infrastructures, de personnel, d’équipements et de médicaments, le Centre national de santé mentale doit faire l’objet d’un plan d’urgence sur six mois. Le coût provisoire de cette opération est estimé à 1,605 milliard de FCFA, tandis que le Gouvernement envisage à plus long terme de nouvelles infrastructures psychiatriques dans le pays.



Politique :

Le Centre national de santé mentale (CNSM) figure parmi les priorités sanitaires présentées au Conseil des ministres du 8 octobre 2026. Selon le communiqué final, l’établissement dispose de 87 lits et fait face à une saturation liée notamment à la hausse des troubles mentaux, y compris chez les personnes en situation d’errance à Libreville.


À cette pression s’ajoutent la vétusté des infrastructures et le manque de personnel, d’équipements et de médicaments. Ces difficultés fragilisent les conditions de prise en charge des patients et rendent nécessaire une intervention sur les capacités matérielles et humaines de l’établissement.


Le plan d’urgence prévoit, sur une période de six mois, la réhabilitation du centre, le renforcement de ses moyens humains et matériels ainsi que la sécurisation des patients et du personnel. Son coût provisoire est estimé à 1 milliard 605 millions de FCFA. Une commission interministérielle ad hoc doit assurer la coordination de sa mise en œuvre.


Au-delà de l’intervention immédiate, le Gouvernement envisage la construction d’un hôpital psychiatrique à Port-Gentil et de centres provinciaux de santé mentale. Cette orientation vise à élargir les capacités de prise en charge au-delà de Libreville, alors que les besoins en santé mentale concernent différentes catégories de population sur l’ensemble du territoire.


La priorité sera désormais de préciser le calendrier opérationnel, les financements mobilisés et les résultats attendus à chaque étape. La réhabilitation du CNSM constitue une réponse à l’urgence, mais l’amélioration durable de la prise en charge nécessitera également des équipes formées, des équipements disponibles et une offre de soins mieux répartie entre les provinces.