Secteur extractif au Gabon : entre recul et résilience, un second semestre sous surveillance



2026-01-06 08:48:00

La Direction générale de l’économie et de la politique fiscale publie une note de conjoncture inquiétante : les activités extractives gabonaises ont enregistré un léger recul de 0,7 % au deuxième trimestre 2025, plombées par un secteur pétrolier en berne, tandis que le gaz naturel fait preuve d’une résilience encourageante.



Au cœur de ce panorama, le pétrole reste la principale source de fragilité. La production a chuté de 1,2 % au deuxième trimestre, conséquence de ruptures techniques, d’opérations de maintenance et du déclin naturel des champs matures. Le manganèse, quant à lui, montre une quasi-stabilité trimestrielle (+0,2 %), mais souffre de vétusté des installations et de tensions sociales, entraînant un recul de 7,8 % sur le semestre. Seule l’exploitation du gaz naturel fait figure de point lumineux, avec une hausse trimestrielle de 3,4 %, portée par une demande soutenue et moins d’incidents techniques, même si le bilan semestriel reste négatif (-4,7 %).


Ces données révèlent une industrie à la fois vulnérable et capable de résilience. Les défis techniques, sociaux et opérationnels soulignent la nécessité d’une coordination renforcée entre opérateurs et autorités pour garantir la durabilité et la compétitivité du secteur extractif, essentiel pour l’économie gabonaise. L’enjeu est clair : transformer ces turbulences en opportunités de modernisation et de consolidation, afin d’assurer la pérennité d’une filière stratégique pour le pays.