UOB : la vente de fascicules, une pratique qui scandalise les étudiants



2026-03-30 11:19:00

À Université Omar Bongo, la commercialisation de fascicules pédagogiques par certains enseignants suscite une vive polémique. Révélée par Monsieur Solution, cette pratique relance le débat sur l’éthique universitaire et l’égalité d’accès au savoir.



Une polémique grandissante secoue actuellement Université Omar Bongo. En cause : la vente de fascicules pédagogiques par certains enseignants, une pratique dénoncée par de nombreux étudiants et portée sur la place publique par Monsieur Solution. À la Faculté des Lettres notamment, cette situation alimente un sentiment d’injustice et d’inégalité d’accès aux ressources académiques.

Selon plusieurs témoignages concordants, certains étudiants se verraient contraints d’acheter ces supports pour accéder à des devoirs, voire à certaines évaluations. Une réalité qui pénalise particulièrement les apprenants issus de milieux modestes, pour qui ces dépenses supplémentaires représentent un obstacle majeur à la réussite académique.

Au-delà de la contrainte financière, cette pratique soulève de sérieuses interrogations d’ordre éthique. Les enseignants, déjà rémunérés par l’État et bénéficiaires de la Prime d’Incitation à la Recherche (PIRE), peuvent-ils légitimement conditionner l’accès au contenu pédagogique à un paiement ? Pour de nombreux observateurs, cette situation s’apparente à une forme de dérive, voire de double rémunération incompatible avec les principes de l’enseignement public.

Cette affaire met également en lumière le silence des autorités rectorales, perçu par certains comme un manque de réaction face à une problématique pourtant persistante. Or, l’université, en tant qu’institution de savoir, est tenue de garantir l’égalité des chances et l’accès équitable à la connaissance.

Face à la montée des critiques, l’intervention du ministère de l’Enseignement supérieur apparaît de plus en plus nécessaire. L’enjeu dépasse le simple cadre administratif : il s’agit de préserver la crédibilité du système universitaire gabonais et de réaffirmer que l’éducation demeure un droit fondamental, accessible à tous sans discrimination.