1,4 Milliard de dettes fiscales recouvrés : le Ministre d’État impose enfin la rigueur, le retour à l’ordre s’amorce



2025-10-17 11:08:00

Voici un tournant décisif pour la gouvernance financière du Gabon. Après plusieurs mois d’investigations, le gouvernement a mis au jour un vaste dysfonctionnement au sein de l’administration fiscale, ayant conduit à la disparition de près de 1,4 milliard de francs CFA issus de recettes fiscales non reversées. Une situation qui traduisait, depuis des années, une gestion laxiste des fonds publics et un manque criant de transparence dans le recouvrement des impôts.



Face à ces dérives, le Ministre d’État, Henri-Claude Oyima, a décidé d’engager une opération nationale de redressement fiscal sans précédent, marquant ainsi la volonté ferme de l’État de restaurer la rigueur et l’intégrité dans la gestion des finances publiques.


Les premières conclusions des audits internes ont révélé que plus de 803 milliards de francs CFA demeuraient impayés par plusieurs entreprises entre 2023 et 2024 : 531 milliards pour l’exercice 2023 ; 273 milliards pour 2024. Ces sommes considérables, qui auraient dû renforcer la capacité de l’État à financer les services essentiels tels que la santé, l’éducation ou les infrastructures, n’ont pas été recouvrées dans les délais légaux, parfois avec la complicité silencieuse de certains agents de la Direction Générale des Impôts (DGI).

Le Ministre d’État a donc ordonné le recouvrement immédiat des dettes identifiées et la mise en place d’une cellule spéciale de suivi, afin de garantir la traçabilité et la transparence des opérations.


Henri-Claude Oyima a clairement annoncé la fin de l’impunité dans les rouages de l’administration fiscale. Des enquêtes disciplinaires et judiciaires ont été ouvertes à l’encontre de plusieurs responsables soupçonnés d’abus de pouvoir, de détournement de fonds ou d’enrichissement illicite.


Le Ministre d’Etat souhaite rompre avec la complaisance et instaurer une culture de responsabilité. Chaque franc perçu au nom de l’État doit parvenir à l’État. Il a également rappelé que la fonction publique n’est pas un privilège, mais un service rendu à la nation, et que la confiance des citoyens dans les institutions dépend de la probité de ceux qui les incarnent.


Cette reprise en main envoie un message clair à la fois aux agents de l’État et aux contribuables : la fiscalité ne sera plus un terrain d’arrangements, mais un pilier de la souveraineté nationale. En rétablissant la discipline et la redevabilité, le gouvernement entend créer un climat de confiance et d’équité fiscale, essentiel à l’attractivité économique du pays. Les entreprises sont ainsi invitées à régulariser leurs situations fiscales, tandis que les fonctionnaires sont appelés à faire preuve d’exemplarité et de loyauté.


L’initiative du Ministre d’État s’inscrit dans la vision de redressement moral et institutionnel prônée par les plus hautes autorités du pays. Elle illustre la volonté de bâtir une administration moderne, performante et éthique, où la gestion publique obéit à des principes clairs : transparence dans les comptes, efficacité dans le recouvrement, tolérance zéro face à la corruption.


Ce retour à l’ordre n’est pas seulement une opération de contrôle, c’est un changement de culture administrative, qui vise à restaurer la confiance du citoyen dans l’État et à garantir la bonne utilisation des ressources nationales. Avec le recouvrement effectif des 1,4 milliard de francs CFA, le Ministre d’État Henri-Claude Oyima amorce une nouvelle ère de gouvernance financière, fondée sur la rigueur, la transparence et la responsabilité.

Le Gabon entre ainsi dans une phase de redressement structurel, où chaque acteur de l’administration devra rendre compte de sa mission au service du bien commun.

Le retour à l’ordre s’amorce et cette fois, il semble bien décidé à durer.