Affaire Ogowé Siffon : nouveau rebondissement, l’ancien ministre a été intercepté sur la nationale et placé en résidence surveillée



2025-12-01 12:14:00

L’interpellation de l’ancien ministre du Tourisme, Pascal Ogowé Siffon, sur la nationale alors qu’il quittait Libreville, provoque une onde de choc politique. Soupçonné d’avoir détourné plus de 10 milliards de francs CFA, il a été immédiatement placé en résidence surveillée, un acte rare visant un membre du gouvernement.



L’affaire éclate au grand jour et crée un séisme dans la sphère politique gabonaise : Pascal Ogowé Siffon, ancien ministre du Tourisme, a été interpellé alors qu’il tentait de quitter discrètement la capitale. Selon Gabon Media Time, ce départ précipité a conduit les autorités à l’arrêter sur la nationale et à le placer immédiatement en résidence surveillée. Une mesure exceptionnelle qui témoigne de la gravité des soupçons qui pèsent sur lui.

Les circonstances de l’interpellation constituent l’un des éléments les plus troublants du dossier. D’après une source proche de l’enquête, le ministre, à bord d’un véhicule, aurait tenté de s’éloigner de Libreville avant d’être bloqué par les forces de sécurité. Pour les enquêteurs, cette volonté manifeste de quitter la capitale constitue un signal d’alerte majeur. « Il a été mis en résidence surveillée parce qu’il voulait fuir. S’il ne se reproche rien, pourquoi chercher à quitter la capitale ? », confie une source de GMT. Cette tentative présumée de fuite a poussé les autorités à agir sans délai.

La décision de placer un ancien membre du gouvernement en résidence surveillée est rare, politiquement sensible et juridiquement complexe. Mais les autorités évoquent un risque de fuite « réel et imminent », justifiant une intervention avant même l’ouverture formelle de la procédure judiciaire. Cette séquence met en lumière la volonté affichée de ne laisser aucune marge de manœuvre aux personnalités soupçonnées de malversations graves.

Au cœur de l’enquête, ce sont plus de 10 milliards de francs CFA qui auraient transité par le ministère du Tourisme au cours des deux dernières années. Ces fonds proviendraient notamment de crédits publics, de dividendes d’hôtels réquisitionnés par l’État et de différents mécanismes de provision liés aux investissements. Les enquêteurs s’intéressent à l’usage réel de ces sommes et à de multiples opérations financières dépourvues de justifications comptables claires.

L’affaire Ogowé Siffon pourrait devenir un test déterminant de la volonté des autorités de lutter contre les détournements de fonds publics. Elle pose également la question de la capacité de la justice à mener l’enquête sans pressions, dans un contexte politiquement chargé. Reste à savoir si cette interpellation constituera un tournant dans la gouvernance nationale… ou si elle annonce une crise institutionnelle plus profonde.