Après 920 millions de dollars en juillet : Le Gabon retourne sur les marchés



2026-10-05 14:30:00

Deux mois après avoir mobilisé 920 millions de dollars, soit environ 530 milliards de FCFA, le Gabon prépare une nouvelle opération de financement international. Libreville cherche cette fois à lever 580 millions de dollars, alors que le projet de budget 2027 prévoit déjà près de 1,9 milliard de dollars d’emprunts extérieurs.



Le Gabon s’apprête à retourner sur les marchés financiers internationaux. Selon les informations rapportées par Bloomberg, Libreville prépare une émission obligataire destinée à mobiliser 580 millions de dollars, soit environ 330 milliards de FCFA. L’opération interviendrait seulement deux mois après une précédente levée de 920 millions de dollars.

Pour cette nouvelle opération, le Gabon aurait mandaté BofA Securities comme chef de file pour organiser des rencontres avec les investisseurs spécialisés dans les titres à revenu fixe. L’objectif est de présenter le dossier gabonais aux marchés et de mobiliser les ressources nécessaires au financement des besoins de l’État.

Si elle aboutit, cette nouvelle émission porterait à environ 1,5 milliard de dollars, soit près de 850 milliards de FCFA, le montant mobilisé par le Gabon sur les marchés internationaux en l’espace de quelques mois. La première opération, réalisée en juillet, avait permis de lever 920 millions de dollars sur une maturité de sept ans.

La nouvelle levée de 580 millions de dollars correspond au reliquat du plafond de 1,5 milliard de dollars d’emprunts internationaux autorisé dans le collectif budgétaire 2026. Elle intervient toutefois dans un contexte marqué par un niveau d’endettement déjà élevé et par des interrogations sur les conditions de refinancement du pays.

La pression pourrait se prolonger en 2027. Le projet de budget de l’année prochaine prévoit près de 1 100 milliards de FCFA, soit environ 1,9 milliard de dollars, à mobiliser sur les marchés financiers internationaux pour contribuer au financement des besoins de l’État. À cette enveloppe pourraient s’ajouter d’autres sources de financement, notamment sur le marché régional.