ARCEP : limogeage collectif ou simple retour au respect des textes ?
2026-10-16 13:04:00
La fin des fonctions de l’ensemble des directeurs et directeurs adjoints de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), annoncée à l’issue du Conseil des ministres du 15 octobre 2026, suscite des interrogations. Mais s’agit-il réellement d’un limogeage collectif ou d’une volonté de remettre les nominations en conformité avec les textes qui régissent l’institution ?
Présentée comme une
décision majeure touchant la gouvernance de l’ARCEP, cette mesure mérite d’être
examinée à la lumière de l’ordonnance n° 0000008/PR/2012 du 13 février 2012
portant création et organisation de l’institution.
Selon des sources
internes à l’ARCEP, la décision ne traduirait pas nécessairement une volonté de
limoger les responsables concernés, mais plutôt de rétablir le respect des
dispositions encadrant les nominations au sein de l’autorité de régulation.
En effet, ces sources
indiquent que les nominations aux fonctions de direction devraient s’effectuer
en interne, conformément aux règles propres à l’institution, et non par
décision du Conseil des ministres.
Reste une question essentielle : que prévoit concrètement la suite de cette réorganisation ?
Si le retour au
respect des textes constitue le fondement de cette décision, plusieurs zones
d’ombre subsistent. Les directeurs concernés pourront-ils être reconduits dans
leurs fonctions à l’issue d’une procédure interne ? Selon quelles modalités et
dans quels délais les nouveaux responsables seront-ils désignés ?
Surtout, cette
décision implique-t-elle une remise à plat de l’organisation administrative de
l’ARCEP ou simplement une régularisation du processus de nomination de ses
responsables ?
L’ordonnance de 2012
constitue le cadre juridique de référence. Toutefois, les éléments disponibles
ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer les modalités pratiques de
remplacement des responsables concernés ni le calendrier d’une éventuelle
procédure de recrutement interne.
Au-delà de la fin des fonctions annoncée, l’enjeu est donc de comprendre comment l’ARCEP entend assurer la continuité de ses activités tout en garantissant la conformité de sa gouvernance aux textes en vigueur.
La clarification des
autorités compétentes sur les prochaines étapes permettrait de distinguer une
mesure de régularisation administrative d’un véritable changement dans la
conduite de l’institution.