Boissons Sobraga : l’AGASA démonte la polémique et appelle au calme



2026-06-23 11:59:00

Face à la résurgence d'une polémique née en 2024 sur les réseaux sociaux, l'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) apporte des clarifications et assure qu'aucun élément cancérigène n'a été détecté dans les boissons de la Sobraga incriminées. L'institution dénonce une confusion entre un différend commercial et une question de santé publique.



Deux ans après l'éclatement d'une affaire qui avait suscité de nombreuses inquiétudes, l'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a décidé de rétablir les faits. Dans un communiqué publié le 23 juin 2026, l'organisme public affirme avoir traité ce dossier dès sa survenance en France, entre septembre et octobre 2024, avant de transmettre officiellement ses conclusions à la plaignante, Eyang Noutchet Marcelle, lors d'une audience organisée le 21 mars 2025 en présence du Directeur général de l'institution. Cette prise de parole intervient alors que de nouvelles publications virales sur les réseaux sociaux ont ravivé les inquiétudes de l'opinion publique autour de la qualité sanitaire de certaines boissons commercialisées au Gabon.

Selon les résultats des investigations menées conjointement avec des laboratoires partenaires et les autorités françaises, plusieurs éléments majeurs permettent aujourd'hui d'apporter des précisions importantes. L'AGASA affirme que les boissons produites par la Sobraga, notamment Zombies, Banana Mama et Gin Tonic, ne présentent aucun élément cancérigène. L'agence précise également que le dossier relatif au Whisky Cola relevait davantage d'une problématique administrative et fiscale, liée à des déclarations douanières, que d'une question sanitaire. Quant aux boissons Kit Regab et Racines, les observations formulées en France concernaient l'absence de numéros de lot sur les bouteilles, une exigence réglementaire spécifique au marché français et non une non-conformité liée à la composition des produits eux-mêmes.

Au-delà des précisions techniques, cette affaire illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les autorités sanitaires à l'ère des réseaux sociaux. En rappelant que les boissons concernées respectent les normes du Codex Alimentarius élaborées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'AGASA insiste sur le fait que les réglementations sanitaires peuvent varier d'un pays à l'autre. L'institution dénonce par ailleurs une tentative de transformer un différend commercial en une affaire d'insécurité alimentaire susceptible de provoquer une psychose collective. À travers cette mise au point, l'agence réaffirme sa mission première : garantir la sécurité sanitaire des populations tout en invitant les citoyens à faire preuve de vigilance face aux informations non vérifiées qui circulent massivement sur les plateformes numériques.