Bourses d’études en France : Fiocca Nadège-Créole, plus connue sous le pseudonyme de créole super nana, invitée de BBC Afrique



2026-08-11 17:01:00

La question des bourses d’études accordées aux étudiants gabonais souhaitant poursuivre leur formation en France continue de susciter le débat. Invitée de BBC Afrique, l’éditorialiste et chroniqueuse gabonaise Fiocca Nadège-Créole, plus connue sous le pseudonyme de « Créole Super Nana », est revenue sur la genèse de la décision prise par les autorités gabonaises, apportant des précisions sur les orientations retenues.



Au bout du fil  de cette discussion , trois interventions entendus  du Gabon, du Bénin et du Cameroun . Ils ont confrontés  leurs analyses sur cette décision, mais également sur les enjeux plus larges liés à la formation des jeunes Africains.

Des bourses réorientées vers des filières stratégiques

Dans son intervention, Fiocca Nadège-Créole a notamment rappelé que les bourses d’études vers la France n’ont pas été supprimées dans leur ensemble. Leur attribution a plutôt été réorientée vers des filières considérées comme stratégiques, en fonction des besoins et des priorités du Gabon.

Cette précision permet de mieux comprendre la logique qui sous-tend cette décision : adapter les investissements publics dans la formation aux besoins en compétences du pays et aux secteurs jugés prioritaires pour son développement.

Un débat qui dépasse la question des bourses

Les échanges ont également permis d’élargir la réflexion à une problématique qui concerne plusieurs pays africains : que deviennent les compétences acquises à l’étranger une fois les études terminées ?

Ange Banouwin, journaliste et essayiste béninois, ainsi que Pierre Nka, politologue camerounais et directeur d’un laboratoire de recherche et d’analyse en science politique, ont notamment insisté sur les difficultés liées au retour et à l’insertion professionnelle des diplômés.

Pour les deux intervenants, l’enjeu ne se limite donc pas au choix du pays d’accueil ou à l’orientation des filières. Il concerne aussi la capacité des États à offrir des perspectives professionnelles adaptées aux compétences acquises et à garantir une meilleure adéquation entre les formations reçues et les réalités des administrations et des économies africaines.

Former, mais surtout valoriser les compétences

À travers leurs différentes analyses, les intervenants ont ainsi mis en avant la nécessité de repenser l’ensemble de la chaîne, depuis le choix des formations et leur financement jusqu’au retour, à l’insertion professionnelle et à la valorisation des compétences.

L’objectif serait de faire de la formation à l’étranger un véritable investissement pour les pays africains, en permettant aux diplômés de mettre leurs connaissances et leur expertise au service du développement national. 

Au-delà de la décision gabonaise, le débat soulevé sur BBC Afrique pose finalement une question plus large : comment mieux former les jeunes Africains, tout en créant les conditions nécessaires à leur retour, leur insertion professionnelle et leur contribution au développement de leurs pays ?