Côte d’Ivoire : 3ans de prison ferme et 264 millions d’amendes pour Apoutchou National
2026-06-03 14:54:00
La justice ivoirienne a rendu son verdict dans l’affaire impliquant l’influenceur et artiste ivoirien Apoutchou National, de son vrai nom Stéphane Agbré.
Le tribunal l’a condamné à trois ans de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 264 millions de francs CFA pour des faits liés au blanchiment de capitaux. Son coaccusé, Lionel PCS (Akobé Leonel), a quant à lui écopé de cinq ans de prison ferme et de la même amende.
Cette décision met un terme à plusieurs mois de procédure judiciaire qui ont tenu en haleine les réseaux sociaux et l’opinion publique ivoirienne.
Le juge a toutefois prononcé des peines moins lourdes que celles requises par le ministère public, qui avait demandé sept ans de prison ferme contre les prévenus. L’affaire trouve son origine dans une vidéo devenue virale en novembre 2024, montrant Apoutchou National exhibant une importante somme d’argent. Les investigations menées à la suite de son arrestation avaient permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à Leonel PCS, présenté comme le propriétaire des billets visibles dans la séquence.
Face à l’ampleur de la polémique, les autorités ivoiriennes ouvrent une enquête approfondie. Les investigations conduisent à l’interpellation de plusieurs personnes, dont Lionel PCS, connu dans l’univers des paris sportifs et des activités financières liées aux jeux en ligne.
Selon les éléments présentés devant le tribunal, Lionel PCS a été reconnu coupable de plusieurs infractions, notamment le blanchiment de capitaux, la violation de la réglementation financière extérieure et des activités de paris illicites sur les réseaux électroniques.
Apoutchou National a ainsi été condamné à trois ans de prison ferme et 264 millions FCFA d’amende, tandis que Lionel PCS a reçu une peine de cinq ans de prison ferme assortie de la même sanction financière.
Au-delà du cas personnel d’Apoutchou National, cette affaire est perçue comme un signal fort envoyé par les autorités ivoiriennes dans leur lutte contre le blanchiment de capitaux et les infractions financières. La médiatisation du dossier, impliquant des personnalités très suivies sur les réseaux sociaux, a contribué à renforcer le débat public sur l’origine des richesses affichées en ligne et sur la nécessité de la transparence financière.