Cacao et café : le Gabon s’allie à la Côte d’Ivoire pour relancer les filières



2026-06-24 12:41:00

Le Gabon vient de franchir une étape majeure dans sa stratégie de diversification économique. À Abidjan, la CAISTAB, le Conseil Café-Cacao de Côte d’Ivoire et le Centre National de Recherche Agronomique ont signé une convention de coopération destinée à relancer durablement les filières café et cacao gabonaises.



Le 18 juin 2026, une convention de coopération technique et scientifique a été signée à Abidjan entre la CAISTAB du Gabon, le Conseil Café-Cacao de Côte d’Ivoire et le Centre National de Recherche Agronomique. Cet accord concrétise les engagements pris par les trois institutions depuis la signature d’une lettre d’intention en février 2025.

L’objectif principal de ce partenariat est de permettre au Gabon de bénéficier de l’expertise ivoirienne dans deux secteurs agricoles stratégiques. Il s’agit notamment de l’acquisition de matériel végétal performant, du transfert de technologies innovantes ainsi que du partage de savoir-faire ayant permis à la Côte d’Ivoire de devenir l’un des leaders mondiaux du cacao.

Cette initiative trouve son origine dans la visite effectuée en avril 2024 en Côte d’Ivoire par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les échanges entre les chefs d’État gabonais et ivoirien avaient alors mis en avant la nécessité de renforcer la coopération Sud-Sud dans les domaines agricoles à fort potentiel économique.

La convention repose sur quatre axes majeurs : l’acquisition de semences à haut rendement, la recherche-développement, l’assistance technique ainsi que la formation et le transfert de compétences. Ces leviers doivent permettre d’améliorer durablement la productivité des exploitations et de professionnaliser davantage les acteurs de la filière.

Pour les autorités gabonaises, cet accord constitue un outil essentiel pour atteindre les objectifs de relance agricole fixés dans le cadre de la diversification économique. Au-delà du café et du cacao, cette coopération ouvre la voie à une agriculture plus performante, plus compétitive et davantage alignée sur les standards internationaux de durabilité et de qualité.