CNAMGS : l’OMS dément la polémique, le gouvernement rassure
2026-06-05 09:56:00
Au cœur d’une vive controverse alimentée par les réseaux sociaux, le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la couverture sanitaire au Gabon a suscité de nombreuses interprétations. Face aux accusations relayées contre la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), la ministre des Affaires sociales, Armande Longo-Moulengui, rappelle que l’OMS reconnaît au contraire le rôle majeur de l’institution dans l’accès aux soins et appelle à considérer ses recommandations comme des leviers d’amélioration plutôt que comme une remise en cause du système.
Depuis plusieurs jours, le débat autour du rapport annuel de l’OMS-Gabon occupe le devant de la scène médiatique et numérique. Certaines interprétations ont notamment attribué à l’organisation internationale des propos particulièrement sévères à l’égard de la CNAMGS, allant jusqu’à la qualifier d’« arnaque institutionnelle ». Une affirmation que l’OMS a officiellement démentie. Selon Armande Longo-Moulengui, ministre des Affaires sociales, l’organisation onusienne a publié un communiqué clarifiant le contenu de son rapport et rejetant catégoriquement les propos qui lui ont été attribués. Mieux encore, l’OMS souligne que la mise en place de la CNAMGS constitue une avancée majeure pour le Gabon en matière de protection sociale et de couverture sanitaire universelle, reconnaissant ainsi l’importance de cette réforme dans l’amélioration de l’accès aux soins pour les populations.
Pour autant, les autorités ne nient pas les défis qui subsistent. Le rapport met en évidence certaines insuffisances dans le fonctionnement du système de protection sociale et sanitaire. Des observations que la ministre considère comme normales dans le cadre d’une démarche d’évaluation et d’amélioration continue. « Aucun système de protection sociale au monde n’est parfait », rappelle-t-elle, soulignant que les recommandations formulées par l’OMS rejoignent plusieurs axes de travail déjà identifiés par le Gouvernement dans le cadre du Plan national de développement sanitaire. Loin de remettre en cause la pertinence de la CNAMGS, ces recommandations visent à renforcer son efficacité, à améliorer la qualité des prestations et à consolider la protection financière offerte aux assurés.
Dans cette perspective, le Gouvernement affirme poursuivre activement les réformes engagées afin de moderniser le système. Parmi les principaux chantiers figurent la digitalisation des procédures administratives, le renforcement du contrôle médical, l’élargissement progressif du panier de soins ainsi que le développement des partenariats avec les établissements de santé. Selon Armande Longo-Moulengui, les équipes du ministère travaillent en étroite collaboration avec les responsables de la CNAMGS, les professionnels de santé et les partenaires techniques pour améliorer durablement la qualité du service rendu aux bénéficiaires. Une démarche qui s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, celle d’un système de protection sociale plus performant, plus accessible et capable de garantir à chaque citoyen une prise en charge sanitaire de qualité.