CNOG : le CIO refuse le report et désavoue la décision du ministre des Sports



2026-04-23 15:01:00

Le Comité international olympique rejette la demande de suspension de l’assemblée générale du CNOG, affirmant son attachement aux règles de la Charte olympique.



Le dossier du Comité national olympique du Gabon prend une tournure internationale. Saisi par le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, le Comité international olympique a clairement refusé de suspendre l’assemblée générale élective prévue le 25 avril 2026.

Dans une réponse ferme, l’instance olympique a indiqué ne voir « aucune raison objective » justifiant un report du processus électoral. Elle rappelle que la tenue de cette assemblée ne dépend pas des formalités administratives en cours, dès lors que l’existence juridique du CNOG n’est pas remise en cause.

Le CIO insiste également sur un principe fondamental : le respect de la Charte olympique. Suspendre ou reporter une élection sans motif valable reviendrait, selon lui, à prolonger indûment le mandat des dirigeants actuels, ce qui constituerait une violation des règles internationales.

Pour garantir la transparence du scrutin, un observateur du CIO ainsi que de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique a été mandaté pour superviser le déroulement de l’assemblée générale.

L’institution rappelle en outre que le registre des membres du CNOG n’a jamais été contesté lors des précédentes réunions, y compris lors de l’assemblée générale du 21 mars 2026. Un argument qui renforce sa position et affaiblit celle du ministère.

Ce désaccord met en lumière une tension entre les autorités nationales et les instances sportives internationales, sur fond de gouvernance et d’autonomie du mouvement olympique.

Dans ce contexte, une réunion est prévue entre le ministre des Sports et le secrétaire général du CNOG, José Walter Foula, afin de tenter de trouver une issue à cette situation.

Au-delà du cas du CNOG, cet épisode rappelle l’importance du respect des normes internationales dans la gestion du sport. Il pose également la question de l’équilibre entre souveraineté nationale et engagements internationaux.