Crise à la Fégafoot : la FIFA et la CAF attendues à Libreville
2026-04-15 10:30:00
Après la suspension du processus électoral à la Fégafoot, la FIFA et la CAF dépêchent une mission conjointe à Libreville pour tenter de trouver une issue à la crise et accompagner les réformes engagées par les autorités gabonaises.
La crise institutionnelle qui secoue la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) entre dans une phase décisive. À la suite de la suspension du processus électoral annoncée par le ministre des Sports, Paul-Ulrich Kessany, la FIFA et la CAF ont décidé d’envoyer une mission conjointe à Libreville afin d’évaluer la situation et proposer des solutions.
Dans son point presse, le membre du gouvernement avait lancé un appel aux partenaires internationaux du sport, notamment au Comité international olympique, à la FIFA et à la CAF, pour accompagner le Gabon dans la mise en œuvre de réformes profondes visant à assainir, moderniser et développer le secteur sportif national.
Un appel qui semble avoir été entendu. Selon plusieurs sources, six émissaires des deux instances du football mondial et continental sont attendus dans la capitale gabonaise. Leur mission consistera, dans un premier temps, à échanger avec les autorités du ministère des Sports, avant de rencontrer le bureau exécutif sortant de la Fégafoot.
Au cœur des discussions : la gestion de la transition. La FIFA pourrait décider de maintenir le bureau sortant, dirigé par Pierre-Alain Mounguengui, à la tête de l’instance pour une période transitoire estimée à huit mois. Une option visant à garantir la continuité des activités tout en préparant un cadre électoral apaisé.
Les échanges devraient également porter sur les contentieux liés aux candidatures recalées par la Commission électorale, ainsi que sur les textes encadrant le fonctionnement de la fédération. À ce stade, ni les statuts ni le collège électoral ne devraient faire l’objet de modifications.
Cette intervention de la FIFA et de la CAF s’inscrit dans un contexte sensible, où l’équilibre entre autonomie des instances sportives et volonté de réforme des pouvoirs publics reste un enjeu majeur. Les conclusions de cette mission pourraient ainsi déterminer l’avenir immédiat de la gouvernance du football gabonais.