Délestages à Libreville : Oligui Nguema exige un redressement rapide de la SEEG
2026-03-03 23:53:00
Face à la recrudescence des délestages dans le Grand Libreville, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a convoqué une séance de travail avec les responsables de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), les représentants du groupe SUEZ ainsi que le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, Philippe Tonangoye.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de mettre un terme aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité qui affectent les ménages depuis plusieurs années. Le Président a exprimé son mécontentement face à l’incapacité persistante de la SEEG à assurer une alimentation régulière, malgré les mesures d’accompagnement mises en place par l’État.
Au cours des échanges, il a dénoncé une gouvernance jugée défaillante : mécanismes opaques, manque de rigueur et de transparence vis-à-vis de l’État et des sous-traitants, incohérences internes et communication insuffisante envers les populations.
Le Chef de l’État est également revenu sur le partenariat stratégique récemment conclu avec le groupe SUEZ, destiné à optimiser les infrastructures et améliorer durablement la production ainsi que la distribution d’eau potable. Il a exhorté les cadres et techniciens de la SEEG à collaborer pleinement avec le partenaire technique, à faire preuve de transparence et à éviter tout blocage susceptible de compromettre la modernisation engagée.
Par ailleurs, le Président a appelé à un redressement financier de l’entreprise, incluant des mesures de lutte contre les fraudes, avec notamment la publication des listes des contrevenants dans certaines localités.
Le message est clair : le contrat avec SUEZ doit marquer un tournant. Il ne s’agit plus de promesses, mais de résultats. Restaurer la confiance, assainir la gestion et garantir un service public fiable sont désormais posés comme des impératifs politiques majeurs.
Soyons directs : l’eau et l’électricité ne sont pas des privilèges, ce sont des services de base. Si la gouvernance ne change pas concrètement dans les prochains mois, la crédibilité des réformes sera mise à l’épreuve.