Exonérations fiscales : Oligui Nguema ordonne un audit et serre la vis



2026-07-09 10:35:00

Réuni en Conseil de cabinet avec les régies financières, le chef de l’État a lancé une offensive contre les exonérations injustifiées et appelé à une meilleure mobilisation des recettes publiques pour financer les priorités nationales.



Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé le 8 juillet dernier un Conseil de cabinet élargi aux directeurs généraux des régies financières. Au cœur de cette rencontre : la mobilisation accrue des recettes publiques, la maîtrise des exonérations fiscales et douanières, ainsi que la soutenabilité de la dette.

Parmi les dossiers prioritaires figure la question des exonérations, jugée sensible. Si ces dispositifs visent à soutenir certains secteurs ou encourager l’investissement, leur multiplication et leur prolongation au-delà des délais prévus constituent un manque à gagner significatif pour l’État.

Face à ce constat, le chef de l’État a ordonné la réalisation d’un audit complet afin de faire le tri entre les exonérations économiquement justifiées et celles qui continuent de priver les finances publiques de ressources importantes sans réel fondement.

Dans la même dynamique, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur l’accélération de la digitalisation des administrations financières et leur interconnexion. Cette modernisation vise à améliorer la transparence, fluidifier la circulation de l’information entre les régies et optimiser le recouvrement des recettes fiscales et douanières.

La question de la dette publique a également été abordée. Le Président a appelé à une gestion rigoureuse afin de garantir sa soutenabilité et de préserver la crédibilité financière du Gabon auprès des partenaires techniques et des bailleurs de fonds.

Au-delà des réformes techniques, l’objectif affiché reste l’amélioration des conditions de vie des populations. Les ressources supplémentaires attendues devraient permettre de renforcer les investissements dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, les infrastructures, ainsi que l’accès à l’eau et à l’électricité.

Pour assurer un suivi régulier, le chef de l’État a décidé d’institutionnaliser ces réunions. Désormais, les directeurs des régies financières se réuniront chaque mois pour évaluer la mobilisation des recettes, l’exécution budgétaire et l’évolution de la dette. Ce mécanisme pourrait être élargi à d’autres secteurs stratégiques.

À travers cette approche, l’exécutif entend instaurer une culture de performance, de responsabilité et de redevabilité au sein de l’administration publique, avec en ligne de mire le renforcement durable des finances de l’État.