Protection de l’enfance : Les réseaux d’exploitation dans le viseur des autorités



2026-07-10 12:22:00

Sacs, chaussettes, parfums… au carrefour Léon-Mba, à Petit-Paris, au marché Mont-Bouët ou en centre-ville, ils sont nombreux à vendre de tout, du haut de leurs 7 à 18 ans.



Jeudi 9 juillet, une opération d’envergure a réuni le parquet des mineurs, la police, les Affaires sociales et les droits humains à Libreville. Une trentaine d’enfants a été conduite à la brigade des mœurs.

Derrière chaque enfant, une histoire différente. Une fillette de 11 ans dit vendre avec l’accord de sa mère, pour payer l’école. Un ado de 15 ans veut financer ses fournitures scolaires. Un autre affirme juste vouloir aider sa maman.

Gladys Victoire Amoussou Maganga, qui pilote l’opération, tire la sonnette d’alarme : voir des enfants vendre dans la rue est devenu tellement courant que plus personne ne s’en étonne. Pourtant, la loi est claire. L’exploitation économique des mineurs est un crime, sanctionné par l’article 74 du Code de l’enfant. Et l’école reste obligatoire jusqu’à 16 ans, pour tous les enfants, gabonais ou pas.

Aucune généralisation à ce stade ,chaque situation sera étudiée séparément. Mais là où l’exploitation sera prouvée, les adultes responsables devront rendre des comptes à la justice.