Exportations gabonaises : recul global de 10,6 % au 2ᵉ trimestre 2025 malgré une demande en hausse chez les principaux partenaires



2025-12-23 10:57:00

Selon les données de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, les ventes extérieures du Gabon ont enregistré un repli de 10,6 % au deuxième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Ce recul global intervient paradoxalement dans un contexte de hausse des exportations vers les dix premiers clients du pays (+12,1 %), révélant une dynamique commerciale contrastée.



La progression des exportations vers les principaux partenaires est essentiellement portée par la reprise des commandes de plusieurs marchés clés, notamment l’Inde, les Émirats Arabes Unis, la Corée du Sud, le Canada, l’Italie et les Pays-Bas, à laquelle s’ajoute la première commande enregistrée en provenance de la Bulgarie. Cette évolution positive est principalement liée à l’augmentation des ventes de pétrole brut, de bois sciés et ouvrages, ainsi que de manganèse, qui demeurent les piliers des exportations gabonaises.

Toutefois, cette embellie ciblée n’a pas suffi à compenser le recul global des exportations. L’analyse par continent met en évidence une forte contraction de la demande en provenance de l’Océanie (-79,2 %), de l’Asie (-15,3 %) et de l’Europe (-9,5 %). À l’inverse, les échanges avec l’Afrique et l’Amérique ont progressé, mais dans des proportions encore insuffisantes pour inverser la tendance générale.

La structure des dix premiers clients du Gabon a, par ailleurs, connu une évolution notable entre le premier et le deuxième trimestre 2025. Si la Chine conserve sa position de premier partenaire commercial du pays, cinq nouveaux États ont significativement renforcé leurs échanges avec le Gabon : la Bulgarie, les Pays-Bas, les Émirats Arabes Unis, la Corée du Sud et le Canada.

En définitive, ces chiffres traduisent une dépendance persistante à quelques marchés et à des produits de base, tout en soulignant la nécessité pour le Gabon d’accélérer la diversification de ses débouchés et de sa base exportatrice afin de mieux amortir les chocs conjoncturels internationaux.