Finance : Porteo prépare sa banque sous la conduite de Malick Ndiaye
2026-06-19 10:24:00
Connu pour avoir bâti l’un des groupes de BTP les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest et du Centre, Hassan Dakhlallah franchit une nouvelle étape dans son parcours entrepreneurial. Le fondateur de Porteo prépare la création d’un établissement bancaire en Côte d’Ivoire, un projet ambitieux qui illustre sa volonté de diversifier ses activités tout en accompagnant davantage le financement de l’économie africaine.
Le groupe Porteo s’apprête à
écrire une nouvelle page de son histoire. Après avoir consolidé sa présence
dans le secteur des infrastructures, de la construction routière et de
l’aménagement urbain, son fondateur Hassan Dakhlallah entend désormais investir
un domaine aussi stratégique que sensible : la banque. Une orientation qui
témoigne de l’évolution progressive du groupe vers un modèle intégré couvrant
plusieurs maillons de la chaîne économique.
Cette diversification n’est
pas le fruit du hasard. Depuis plusieurs années, Porteo s’est imposé comme un
acteur majeur du développement des infrastructures dans plusieurs pays
africains. Fort de cette expérience et de sa connaissance des besoins des entreprises,
le groupe estime aujourd’hui pouvoir contribuer au financement de l’économie
réelle à travers une institution financière adaptée aux réalités du continent.
Pour conduire ce projet,
Hassan Dakhlallah a fait appel à l’une des figures les plus respectées du
secteur bancaire ivoirien. L’ancien dirigeant de BGFIBank Côte d’Ivoire, Malick
Ndiaye, a été choisi pour piloter la mise en place de cette future banque. Son
expertise devrait permettre au projet de répondre aux exigences réglementaires
tout en construisant une offre compétitive et innovante.
Au-delà de la création d’un
nouvel établissement financier, cette initiative traduit une vision plus large.
L’objectif est de bâtir un écosystème capable d’accompagner aussi bien les
grands projets d’infrastructures que les petites et moyennes entreprises,
souvent confrontées à des difficultés d’accès au crédit. Une telle approche
pourrait contribuer à renforcer les capacités de financement du secteur privé
local.
Dans un contexte où les groupes africains cherchent à diversifier leurs activités et à gagner en autonomie financière, le pari de Hassan Dakhlallah apparaît comme une évolution logique. Après avoir construit des routes, des ponts et des infrastructures structurantes, l’entrepreneur entend désormais participer à la circulation du capital nécessaire au développement économique. Un nouveau défi qui pourrait faire de Porteo un acteur incontournable bien au-delà du secteur du BTP.