Gabon : l’État apure 14,7 milliards FCFA de dettes et sécurise les études des boursiers
2026-04-23 12:36:00
Avec l’annonce de l’apurement total de 14,7 milliards de FCFA de dettes envers les établissements privés, l’ANBG marque un tournant dans la gestion des bourses et sécurise le parcours de plus de 7 000 étudiants gabonais.
Le gouvernement gabonais vient de franchir une
étape décisive dans la stabilisation du système des bourses. Le 22 avril, la
directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon, Paule Elisabeth
Désirée Mboumba Lassy, a annoncé l’apurement intégral d’une dette de 14,7
milliards de francs CFA due aux universités et grandes écoles privées.
Accumulée sur les années académiques 2023-2024
et 2024-2025, cette dette constituait un point de tension majeur entre l’État
et les établissements d’enseignement supérieur. Plusieurs institutions
menaçaient de suspendre les étudiants boursiers, faute de paiement, créant un
climat d’incertitude pour des milliers de familles.
Selon la directrice générale, cette décision
s’inscrit dans le cadre des instructions fermes données par le président Brice
Clotaire Oligui Nguema. « Le chef de l’État a pris la situation en main »,
a-t-elle affirmé, précisant que les règlements sont en cours et devraient être
effectifs pour la majorité des établissements dans un délai très court.
Cette opération concerne directement 7 209
étudiants boursiers inscrits dans des établissements privés sur l’ensemble du
territoire. Elle permet de lever un risque majeur : celui d’une interruption
brutale des parcours académiques, qui aurait eu des conséquences sociales et
éducatives importantes.
Au-delà de cet apurement, l’ANBG a également
annoncé une accélération du paiement des allocations. Au niveau national, les
mois de février, mars et avril sont en cours de règlement, après une
régularisation déjà effectuée jusqu’en janvier. À l’international, où les
contraintes sont souvent plus lourdes, un rattrapage est engagé, notamment en
France et au Sénégal.
Dans le secondaire, la situation est
globalement maîtrisée, avec des paiements à jour, sous réserve de la
transmission des pièces administratives nécessaires. Une précision qui traduit
une volonté d’améliorer la coordination entre les bénéficiaires et l’administration.
Parallèlement à ces efforts financiers,
l’agence renforce ses mécanismes de contrôle. Des missions de terrain sont
déployées pour vérifier la présence effective des étudiants, leur assiduité et
leur participation aux examens. Une démarche visant à garantir que les fonds
publics sont utilisés de manière conforme et efficace.
Cette réforme introduit ainsi une double
exigence : régularité dans les paiements et rigueur dans le suivi. Un équilibre
indispensable pour restaurer la confiance entre l’État, les établissements et
les bénéficiaires.
En reconnaissant les insuffisances passées
tout en appelant à la patience, la direction de l’ANBG tente de repositionner
l’institution comme un acteur central de la politique éducative. L’enjeu est
désormais clair : transformer cet effort ponctuel en une gestion durable et
prévisible du système de bourses.