Gabon : les députés adoptent deux textes sur le budget 2025 et les mangroves
2026-10-21 10:27:00
Réunis en séance plénière le 19 octobre 2026 au Palais Léon-Mba, les députés de la XIVe législature ont adopté à l’unanimité deux projets de loi : l’un portant règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025, l’autre autorisant la ratification de l’accord relatif à la création du Centre international des mangroves. Deux décisions qui touchent à la fois au contrôle des finances publiques et à la coopération environnementale.
Présidée par Michel Régis Onanga M. Ndiaye, la séance a d’abord porté sur le projet de loi de règlement du budget 2025, examiné à partir du rapport de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique. Ce texte permet d’apprécier l’exécution budgétaire en confrontant les prévisions initiales aux recettes effectivement mobilisées et aux dépenses réalisées. Les députés ont assorti leur approbation de recommandations portant notamment sur le respect des dispositions de la LOLFEB relatives aux comptabilités publiques, l’amélioration du recouvrement des recettes et la réévaluation de la trajectoire de la dette. Ces orientations soulignent les enjeux de transparence et de maîtrise des finances publiques, dont la portée dépendra de leur mise en œuvre.
Mangroves : le Gabon renforce son engagement environnemental
Le second texte adopté concerne la ratification de l’accord portant création du Centre international des mangroves. Pour le Gabon, dont les zones côtières abritent des écosystèmes essentiels, la protection de ces milieux représente un enjeu de biodiversité, de préservation des littoraux et de lutte contre les changements climatiques. L’accord ouvre un cadre de coopération internationale autour de la conservation et de la valorisation des mangroves. Saluant l’unanimité des votes, le président de l’Assemblée nationale a mis en avant le consensus obtenu lors de cette séance. L’adoption de ces deux textes marque ainsi une étape parlementaire, dont les effets concrets dépendront, d’une part, du suivi des recommandations budgétaires et, d’autre part, de la mise en œuvre des engagements liés à la préservation des écosystèmes côtiers.