Gabon : Robert Brazza pressenti à la tête d’Africa N°1
2026-03-03 14:52:00
La mythique radio panafricaine Africa N°1 pourrait bientôt connaître un nouveau tournant. Le nom de Robert Brazza circule avec insistance pour en prendre la direction générale, sur fond de modernisation et de transition politique au Gabon.
Un vent de renouveau souffle sur la bande FM à Libreville. En pleine restructuration depuis les événements du 30 août 2023, Africa N°1, emblème historique des médias africains, s’apprêterait à tourner une nouvelle page de son histoire. Au cœur des spéculations : la possible nomination de Robert Brazza au poste de directeur général.
La rumeur a pris de l’ampleur après le récent passage du journaliste dans la capitale gabonaise. Pour de nombreux observateurs, cette visite aurait dépassé le simple cadre privé. Ancien visage de Canal+ et figure familière des auditeurs africains, Robert Brazza dispose d’un profil taillé pour relancer une station en quête de souffle nouveau.
Créée en 1981, Africa N°1 demeure, jusqu’à preuve du contraire, majoritairement détenue par la Libye (55 % des parts), l’État gabonais en possédant environ 32 %. Depuis le désengagement libyen intervenu après la chute de Muammar Gaddafi, la radio a progressivement perdu de son éclat, malgré son aura continentale.
La potentielle arrivée de Robert Brazza reposerait sur une logique stratégique : son expérience internationale, son réseau relationnel et ses années de présence médiatique en Afrique de l’Ouest constituent des atouts majeurs pour repositionner la station sur l’échiquier panafricain. Mais cette option pourrait se heurter à un contexte politique marqué par un regain de souverainisme impulsé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Dans un pays en pleine transition, certains plaident pour la nomination d’un cadre national afin d’incarner le renouveau et répondre aux aspirations de souveraineté médiatique. Le débat oppose ainsi prestige international et préférence nationale.
Pour l’heure, l’intéressé observe un silence prudent, laissant planer le doute sur la véracité des informations. Une chose est sûre : la renaissance du « Tam-Tam de l’Afrique » passera par une gouvernance solide et une vision ambitieuse. Reste à savoir qui en tiendra le bâton de chef d’orchestre.