Infrastructures, vie chère, emploi : Hermann Immongault dévoile les priorités de l’exécutif pour les 1OO prochains jours



2026-02-11 14:32:00

Nommé le 1er janvier 2026 et investi le 5 janvier, le nouveau gouvernement gabonais s’est engagé sur des résultats rapides. Dans une interview structurante, le vice-président du gouvernement Hermann Immongault a exposé les axes d’action, les réformes prioritaires et plusieurs engagements chiffrés destinés à produire des effets visibles dès les 100 premiers jours.



À peine installé, l’exécutif revendique une logique d’efficacité immédiate. Hermann Immongault rappelle que la feuille de route gouvernementale devait être définie dans les 30 jours suivant la nomination, avec un impératif clair : traduire les orientations présidentielles en décisions opérationnelles et évaluables.

Six priorités structurent l’action publique, notamment l’accès à l’eau et à l’électricité, identifié comme urgence nationale. Sur ce volet, le gouvernement annonce 23 milliards FCFA mobilisés pour 17 projets dans l’eau et 73 milliards FCFA dans l’électricité, accompagnés de l’acquisition de 60 000 compteurs destinés à améliorer le raccordement et la distribution.

La réponse aux tensions sociales occupe également une place centrale. Pour agir sur la vie chère, le gouvernement prévoit la mise en place d’une centrale d’achat couvrant 760 produits de première nécessité, avec des objectifs de baisse significative des prix, à l’image du riz dont le kilogramme pourrait passer de 1 000 à 300 FCFA selon les projections officielles.

Le logement constitue un autre chantier critique. Face à un déficit estimé à plus de 200 000 logements, l’État mise sur la construction, l’aménagement de parcelles et la sécurisation foncière. Le programme « Un Gabonais, un titre foncier » revendique déjà 5 000 titres régularisés.

En toile de fond, Hermann Immongault insiste sur une transformation plus structurelle : la décentralisation. Plus de 180 compétences issues de 20 ministères doivent être progressivement transférées aux collectivités locales, tandis que la réforme de la taxe foncière d’habitation (TFH) devrait générer 22,8 milliards FCFA dès le premier trimestre 2026 pour financer les budgets locaux.