Injures publiques : Freddy Koula Moussavou condamné a six mois avec sursis
2026-03-04 10:43:00
Le Tribunal correctionnel de Libreville a condamné Freddy Koula Moussavou à six mois d’emprisonnement avec sursis, ainsi qu’au paiement de 4 millions de FCFA au total, dans le différend judiciaire l’opposant à Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football.
Le verdict est tombé ce mardi 3 mars 2026 au Tribunal correctionnel de Libreville. Freddy Koula Moussavou a été reconnu coupable d’injures publiques dans l’affaire qui l’opposait à Pierre-Alain Mounguengui, président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot).
Les faits remontent à février 2025. Invité de l’émission Grand Sport diffusée sur la première chaîne nationale, le consultant de Canal+ Sport avait qualifié le plaignant de « piètre dirigeant sportif » et de « minable arbitre ». Des propos jugés offensants par l’ancien arbitre international, qui avait alors saisi la justice.
Initialement poursuivi pour diffamation, Freddy Koula Moussavou a finalement vu les faits requalifiés en injures publiques par la juridiction de jugement. À l’issue des débats, le tribunal a prononcé une peine de six mois d’emprisonnement assortis du sursis.
En outre, il devra s’acquitter d’une amende de 2 000 000 FCFA et verser la même somme à la partie civile au titre des dommages et intérêts, conformément aux dispositions de l’article 286 du Code pénal gabonais.
Si la juridiction s’est montrée clémente en évitant l’incarcération ferme, cette condamnation n’en demeure pas moins lourde de conséquences. Le sursis prononcé constitue une véritable épée de Damoclès : la moindre récidive pourrait entraîner l’exécution de la peine. Au-delà du cas d’espèce, cette décision rappelle la responsabilité de tout citoyen quant aux propos tenus dans l’espace public, notamment dans les médias. Elle souligne également que la liberté d’expression, si elle est garantie, demeure encadrée par la loi.
Selon un journaliste de Urbam FM, Freddy Koula Moussavou aurait indiqué, lors d’un appel téléphonique, son intention de faire appel de la décision du tribunal, laissant ainsi l’affaire ouverte à une nouvelle étape judiciaire.