Interdiction de sirènes et gyrophares pour les membres du gouvernement : deux ans après, qu'en est-il de cette directive ?



2026-09-30 11:17:00

Le 6 juin 2024, une note référencée 0001002/MIS/CAB-M/CS-AN, signée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, et adressée au Premier ministre de la Transition, Raymond Ndong Sima, annonçait une mesure destinée à encadrer l’usage des sirènes et gyrophares dans les déplacements officiels. Sur Très Hautes Instructions du Président de la Transition, les membres du Gouvernement devaient cesser d’utiliser ces dispositifs, tandis que leur usage par les présidents d’institutions et autres ayants droit devait être strictement limité au nécessaire. La mesure visait notamment à mettre fin aux usages abusifs et à rationaliser ces équipements.



Deux ans plus tard, la question de l’application effective de cette directive demeure posée dans l’espace public. Des usagers continuent de rapporter des situations dans lesquelles des convois officiels bénéficieraient de passages prioritaires dans la circulation, avec des automobilistes contraints de s’arrêter ou de céder le passage. Au-delà de la gêne occasionnée, c’est surtout la cohérence entre les directives annoncées et leur application sur le terrain qui interroge : une règle ne produit pleinement ses effets que lorsqu’elle est effectivement respectée, contrôlée et, le cas échéant, assortie de mesures en cas de manquement.

Cette situation relance donc une question simple : que devient une directive lorsqu’elle n’est pas visiblement suivie d’un mécanisme de contrôle et d’évaluation ? Alors que la congestion routière demeure une réalité quotidienne pour les populations du Grand Libreville, la clarification des règles applicables aux convois officiels, leur diffusion auprès des services concernés et un bilan de leur mise en œuvre permettraient de déterminer si les orientations de juin 2024 sont toujours en vigueur et dans quelle mesure elles sont effectivement respectées.