IPO de Dangote Refinery : La BVMAC appelle les investisseurs de la CEMAC à la prudence



2026-09-23 11:00:00

L'introduction en Bourse (IPO) de la méga-raffinerie d'Aliko Dangote a officiellement débuté le 14 septembre 2026 à la Bourse du Nigeria (NGX) et se clôturera le 13 octobre 2026. L’opération suscite beaucoup d’engouement auprès des investisseurs africains. Cependant, les investisseurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CMAC) ne peuvent pas souscrire. Dangote Petroleum Refinery n’ayant pas mandaté d’intermédiaire agréé pour solliciter le visa de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF).



Dans un entretien accordé à un journal camerounais « La Lettre de la Bourse », Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC), souligne que l’IPO de Dangote Refinery ne dispose pas du visa du régulateur du marché financier régional. Il affirme que l’offre ne relève pas, en l’état, d’une opération pouvant être proposée dans la CEMAC au titre de la réglementation régionale. L’émetteur n’aurait pas mandaté, à la connaissance de la BVMAC, « d’intermédiaire agréé pour solliciter le visa de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF) ».

Ainsi, le DG de la BVMAC demande aux sociétés de bourse et aux banques agréées de « s’abstenir de proposer ou de démarcher les investisseurs » de la sous-région pour cette opération. Les épargnants sont également invités à la prudence face aux « plateformes privées susceptibles de collecter des fonds » en leur nom.

L’autre chose qui justifie le fait que les investisseurs de la Cemac ne peuvent pas souscrire est que la BVMAC n’est pas encore connectée à l’African Exchanges Linkage Project (AELP), qui vise à faciliter les transactions entre plusieurs Bourses africaines. Une intégration à cette plateforme permettrait selon Louis Banga Ntolo, de faciliter l’accès aux titres Dangote sur le marché secondaire après leur cotation à Lagos. Plusieurs contraintes resteraient néanmoins à régler : règlement-livraison, change, comptes-titres transfrontaliers, fiscalité et coûts des transactions.

Pour ceux qui souhaite participer à l’offre, la BVMAC souligne qu’ils peuvent passer directement par des intermédiaires agréés de la NGX, sous réserve de respecter les règles applicables aux opérations de change. Dans ce cas, la BVMAC et la COSUMAF ne constitueraient pas, selon Louis Banga Ntolo, des voies de recours en cas de litige.