Libreville : Une solution écologique pour réinventer l’assainissement urbain
2026-10-01 17:42:00
À Libreville, une solution écologique entend s’attaquer autrement aux enjeux d’assainissement urbain. Présenté le 30 septembre 2026 aux autorités municipales, le projet porté par la Gabonaise Obone Régisse propose l’installation de toilettes sèches fonctionnant sans eau, avec à la clé une réduction de la consommation d’eau potable et une valorisation des déchets organiques.
À Libreville, une solution écologique entend s’attaquer autrement aux enjeux d’assainissement urbain. Présenté le 30 septembre 2026 aux autorités municipales, le projet porté par la Gabonaise Obone Régisse propose l’installation de toilettes sèches fonctionnant sans eau, avec à la clé une réduction de la consommation d’eau potable et une valorisation des déchets organiques.
La présentation s’est déroulée en présence du troisième adjoint au maire de Libreville, Issa Malam Salatou, et de plusieurs responsables municipaux. Le dispositif repose sur un principe simple : remplacer la chasse d’eau par un système utilisant notamment des copeaux de bois. Une alternative qui pourrait permettre de réduire l’utilisation d’eau potable dans les sanitaires tout en apportant une réponse complémentaire aux problématiques d’assainissement auxquelles la capitale reste confrontée.
L’eau potable au cœur de l’équation
En misant sur des installations sans chasse d’eau, le projet entend surtout réduire la quantité d’eau mobilisée pour les besoins sanitaires. Le modèle proposé pourrait ainsi trouver sa place dans différents espaces urbains où la recherche de solutions d’assainissement plus économes en ressources devient un enjeu. Pour Libreville, l’intérêt réside également dans la diversification des équipements sanitaires disponibles et dans l’expérimentation de solutions davantage adaptées aux impératifs environnementaux.
Des déchets transformés en ressources
L’autre particularité du projet réside dans la gestion des matières organiques issues de ces toilettes. Celles-ci pourraient, après traitement dans les conditions appropriées, être valorisées sous forme de compost destiné notamment aux activités agricoles. Le dispositif s’inscrit ainsi dans une logique d’économie circulaire : ce qui est habituellement considéré comme un déchet peut devenir une ressource, à condition que la collecte, le traitement sanitaire et la transformation soient correctement encadrés.
Un projet qui mise aussi sur l’économie locale
Au-delà de sa dimension environnementale, cette initiative pourrait également ouvrir des perspectives économiques. L’installation et l’entretien des équipements, la collecte des matières ainsi que leur transformation pourraient générer de nouvelles activités et des emplois locaux. Reste toutefois un enjeu central : structurer une chaîne de traitement suffisamment fiable pour garantir la sécurité sanitaire et assurer une valorisation effective des déchets collectés.
À ce stade, le projet présenté à la mairie de Libreville demeure à préciser, notamment sur ses modalités de déploiement, les sites concernés et les conditions techniques de fonctionnement. Mais son arrivée dans le débat municipal traduit une volonté d’explorer des alternatives à l’assainissement conventionnel. Pour Libreville, les toilettes sèches pourraient ainsi constituer, si leur mise en œuvre est correctement encadrée, un nouveau levier pour conjuguer économies d’eau, gestion des déchets et développement d’activités locales.