Lutte contre les changements climatiques : Les banques centrales africaines veulent apporter leur contribution



2025-11-28 10:30:00

La ville de Yaoundé accueille les 47èmes Réunions annuelles de l’Association des Banques centrales africaines (ABCA). Hier, 28 novembre 2025, il y a eu un symposium sur le thème : « Changement climatique et stabilité macroéconomique : rôle des banques Centrales ».



La cérémonie d’ouverture a été présidée par Louis Paul Motaze, ministre des Finances du Cameroun, représentant de Paul Biya, Président de la République. 

Dans son allocution de circonstance, il a martelé que le changement climatique est une préoccupation mondiale qui requiert l’engagement et la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, aussi bien les Etats, que les Institutions Financières et le secteur privé. Car, le Continent est de plus en plus exposé à des phénomènes extrêmes tels que de graves sécheresses, des inondations, l’élévation du niveau des océans et la perte accélérée de biodiversité. Raison pour laquelle, Louis Paul Motaze a souligné qu’il est urgent d’adopter des mesures visant à limiter les effets du changement climatique, et à consolider la résilience de nos économies. « Cela impose une mobilisation forte et coordonnée à tous les niveaux de responsabilité » a-t-il affirmé.

« Compte tenu des effets non négligeables du dérèglement climatique sur l’activité économique et les prix, l’implication des Banques Centrales me parait être une évidence…Ce symposium constitue une plateforme précieuse pour échanger sur nos expériences, confronter nos idées, et tracer ensemble les contours d’une gouvernance économique nouvelle, plus verte, plus équitable et plus résiliente, conformément aux engagements pris par plusieurs états africains, en ratifiant les accords de Paris » a déclaré Louis Paul Motaze.

La Présidente de l’ABCA, Priscilla Muthoora Thakoor, par ailleurs Gouverneur de la Banque of Mauritus a encouragé le développement de la finance verte et une mutualisation des efforts au niveau régional et continental pour relever les défis environnementaux actuels. Dans son allocution, Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac) a souligné que face aux changements climatiques, les Banques Centrales Africaines ont un rôle crucial à jouer. « Il nous appartient d’abord d’anticiper et d’évaluer les risques climatiques dans nos analyses macroéconomiques et dans nos rapports de stabilité financière, afin que nos politiques tiennent compte des vulnérabilités nouvelles qui affectent nos économies. Il nous revient également d’encourager la finance verte et les investissements durables, en mettant en place des incitations appropriées et des cadres réglementaires adaptés, capables de canaliser les ressources vers des projets porteurs de résilience et de croissance inclusive. De même, nous devons poursuivre avec détermination la modernisation de nos systèmes de paiement et de supervision, afin de renforcer la confiance des investisseurs, d’assurer la fluidité des transactions et de consolider la robustesse de nos marchés financiers » affirme Yvon Sana Bangui.