Parlons de nos provinces : à Lebamba, la découverte d’excréments dans des bâtons de manioc provoque stupeur et indignation



2026-05-28 09:12:00

La rubrique « Parlons de nos provinces » de BiBa 241 poursuit son immersion au cœur des réalités locales à travers le Gabon. Cette fois, direction Mouila, dans la province de la Ngounié, où une affaire pour le moins troublante secoue actuellement les populations et alimente de nombreuses réactions dans l’opinion publique.



Une commerçante exerçant dans la commune, chef-lieu du département de la Louetsi-Wano, a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Mouila après la découverte d’excréments dans des bâtons de manioc qu’elle commercialisait.


Une découverte choquante au domicile d’une cliente


Selon des sources concordantes, les faits se seraient produits la semaine dernière dans un point de vente de la ville de Lebamba. Une cliente, pensant avoir acheté un aliment de consommation courante, aurait découvert avec stupeur des matières fécales à l’intérieur du bâton de manioc après l’avoir ouvert chez elle.


Choquée par cette découverte, elle aurait aussitôt saisi les autorités compétentes afin de signaler les faits. L’affaire a rapidement pris une ampleur importante dans la ville, tant le caractère de l’acte suscite incompréhension et indignation.


Une affaire désormais entre les mains de la justice


Interpellée par les forces de l’ordre, la suspecte a été présentée devant le parquet de la République près le tribunal de première instance de Mouila.


D’après les éléments relayés par des sources judiciaires, elle est poursuivie pour présomption de pratiques de sorcellerie et de charlatanisme. À ce stade, l’enquête devra permettre d’établir les circonstances exactes des faits ainsi que les éventuelles motivations de la mise en cause.


L’audience a été fixée au jeudi 28 mai prochain. Si les faits qui lui sont reprochés venaient à être établis par la justice, la prévenue pourrait encourir une peine allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende estimée à cinq millions de francs CFA.


Entre psychose et crise de confiance


Au-delà du fait divers lui-même, cette affaire révèle un climat de méfiance grandissant autour des produits alimentaires vendus dans certains circuits informels. À Mouila, plusieurs habitants expriment désormais leurs inquiétudes quant aux conditions de préparation et de commercialisation des aliments vendus dans les marchés et points de vente de proximité.


Dans une société où les croyances traditionnelles et les soupçons de pratiques occultes restent profondément ancrés dans certaines représentations collectives, ce type d’affaire prend rapidement une dimension émotionnelle et sociale importante.


Entre rumeurs, peur et indignation, l’affaire alimente déjà de nombreuses discussions dans les quartiers et sur les réseaux sociaux, certains appelant à un renforcement des contrôles sanitaires, tandis que d’autres réclament une réponse judiciaire exemplaire.


La question de la sécurité alimentaire locale


Ce dossier remet également sur la table la question plus large de la sécurité alimentaire et des mécanismes de contrôle dans les villes de l’intérieur du pays.


Le bâton de manioc constitue un aliment largement consommé au Gabon, aussi bien dans les centres urbains que dans les provinces. Sa commercialisation repose en grande partie sur des circuits artisanaux et informels où les contrôles sanitaires demeurent parfois limités.


L’émotion suscitée par cette affaire pourrait ainsi pousser les autorités locales à renforcer les dispositifs de surveillance des produits alimentaires destinés à la consommation publique.


Une affaire suivie de près par les populations


À mesure que l’échéance judiciaire approche, l’affaire continue de provoquer un vif émoi dans la province de la Ngounié. Beaucoup attendent désormais que toute la lumière soit faite sur cette affaire devenue l’un des principaux sujets de conversation dans la ville de Mouila ces derniers jours.


À travers cette nouvelle édition de « Parlons de nos provinces », BiBa 241 poursuit sa volonté de mettre en lumière les faits qui marquent la vie quotidienne des populations gabonaises, tout en explorant les réalités sociales qui traversent les différentes provinces du pays.