Participations de l’État : un patrimoine qui représente 4 649 milliards de FCFA en 2024
2026-06-08 12:45:00
Avec 162 entités recensées dans son portefeuille de participations, l’État gabonais entend désormais faire de ses actifs un puissant levier de croissance, de création d’emplois et de recettes publiques. Une stratégie qui vise à améliorer la gouvernance des entreprises publiques tout en soutenant la transformation économique du pays.
Longtemps perçues comme de simples instruments
administratifs, les participations de l’État sont aujourd’hui appelées à jouer
un rôle central dans la stratégie économique nationale. Selon le ministre de
l’Économie, le portefeuille public comprend 162 entités réparties dans des
secteurs clés tels que les mines, les transports, la logistique, les services
financiers, l’énergie ou encore les infrastructures stratégiques.
Ce patrimoine représente un poids économique considérable.
En 2024, les entreprises concernées ont généré un chiffre d’affaires consolidé
de 4 649 milliards de FCFA et contribué à la création de plus de 17 000 emplois
directs. Les dividendes versés à l’État ont atteint 101 milliards de FCFA en
2025 et devraient s’élever à 115 milliards de FCFA en 2026, illustrant leur
importance croissante dans le financement des politiques publiques.
Pour les autorités, la question n’est cependant plus
seulement de détenir des participations, mais de s’assurer qu’elles créent
réellement de la valeur pour le pays. C’est pourquoi une réforme profonde de la
gouvernance est engagée afin d’améliorer la performance économique, renforcer
la transparence et mieux évaluer les résultats obtenus par chaque structure.
Le gouvernement souhaite également distinguer les
entreprises à vocation commerciale de celles chargées d’une mission de service
public. Cette clarification doit permettre d’adapter les objectifs, les modes
de gestion et les mécanismes de contrôle à la réalité de chaque entité, dans
une logique d’efficacité et de responsabilité.
À travers cette réforme, l’ambition affichée est claire :
faire des participations publiques un moteur de croissance, d’innovation et de
souveraineté économique. Pour le ministre de l’Économie, ces « champions
nationaux » devront jouer un rôle déterminant dans la diversification de
l’économie gabonaise et dans la création de nouvelles richesses au bénéfice des
populations.