Près de 9 milliards de dollars de fonds propres : Afreximbank accélère son rôle de banque de crise
2026-10-05 14:56:00
Créée en 1993, Afreximbank entend jouer un rôle central dans le financement du commerce et du développement africains. Avec près de 9 milliards de dollars de fonds d’actionnaires et des interventions qui se chiffrent en milliards, la banque défend une architecture financière davantage contrôlée par les acteurs africains.
À l’ouverture du Forum Afrique 2026 à Alamein,
le président d’Afreximbank, Dr George Elombi, a appelé à renforcer la capacité
des institutions africaines à financer le développement du continent. Son
message intervient dans un contexte où plusieurs économies africaines doivent
composer avec des besoins de financement importants et un accès parfois plus
difficile aux capitaux internationaux.
Créée en 1993, dans le contexte de la
crise de la dette africaine, Afreximbank a été conçue pour intervenir lorsque
d’autres sources de financement se raréfient. Cette vocation s’est notamment
illustrée pendant la pandémie de Covid-19, puis lors de la crise alimentaire et
énergétique liée à la guerre en Ukraine.
Les montants mobilisés témoignent de cette
montée en puissance. Afreximbank a engagé environ 4 milliards de dollars
pendant la crise alimentaire et énergétique liée à l’Ukraine. La banque a
également approuvé cette année un programme de réponse à la crise du Golfe de 10
milliards de dollars.
L’institution dispose aujourd’hui de près de 9
milliards de dollars de fonds d’actionnaires, alimentés par ses
actionnaires africains, y compris pendant les périodes de fortes contraintes
budgétaires. Ces ressources renforcent sa capacité à intervenir sur le
commerce, les infrastructures et le financement des entreprises africaines.
Pour Afreximbank, l’enjeu est désormais de
consolider cette architecture financière africaine. Il s’agit de mobiliser
davantage de ressources internes, de renforcer les institutions du continent et
de disposer de mécanismes capables d’intervenir aussi bien en période de crise
que dans le financement de la croissance.