Riziculture au Gabon : une formation stratégique pour réduire la dépendance aux importations



2026-04-21 10:53:00

À Kougouleu, la phase II du programme SRI marque une nouvelle étape vers l’autosuffisance alimentaire.



Le Gabon intensifie ses efforts pour renforcer sa souveraineté alimentaire. Ce lundi, à la station d’expérimentation rizicole de Kougouleu, l’Institut de recherches agronomiques et forestières, avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale, a lancé la phase II de la formation au Système de riziculture intensif (SRI). Cette session, qui réunit une vingtaine de coopératives sélectionnées sur la base du mérite, s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse visant à réduire la forte dépendance du pays aux importations de riz, actuellement estimées à plus de 95 % de la consommation nationale.

Pour Pr C. Roland Zinga, l’enjeu dépasse la simple amélioration variétale. Si trois nouvelles variétés de riz ont récemment été homologuées, il insiste sur la nécessité de former des acteurs capables de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation. L’objectif affiché est clair : réduire de moitié les importations de riz d’ici 2033. Une ambition qui repose sur une mobilisation coordonnée des chercheurs, formateurs, producteurs et coopératives, appelés à relever ensemble ce défi structurant pour l’économie nationale.

Au-delà de la formation technique, cette initiative bénéficie d’un accompagnement institutionnel soutenu. Selon Dr Yonnelle Déa Moukoumbi, les coopératives seront suivies de près afin de garantir des résultats concrets, notamment en vue de la prochaine visite du secrétariat de l’Initiative de coopération alimentaire et agricole Corée-Afrique (KAFACI). De son côté, Séverin Arnaud Bibang a réaffirmé l’engagement de l’État à soutenir toutes les initiatives visant à accroître la production agricole. Encadrées durant quatre jours par des experts, les coopératives participantes devront désormais traduire ces apprentissages en résultats tangibles sur le terrain, pierre angulaire d’une agriculture gabonaise plus performante et résiliente.