Santé : le laboratoire national des eaux et des aliments entre dans sa phase finale
2026-06-22 10:33:00
En visite sur le chantier du futur laboratoire national des eaux et des aliments, la ministre de la Santé a confirmé l’avancée des travaux, désormais en phase de finition après l’achèvement du gros œuvre. Une infrastructure stratégique appelée à renforcer durablement la sécurité sanitaire au Gabon.
La ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, s’est rendue samedi à l’Institut d’Hygiène Publique et d’Assainissement afin d’évaluer l’état d’avancement du futur laboratoire national des eaux et des aliments. Sur place, le constat est jugé encourageant : le gros œuvre est entièrement achevé et le chantier entre désormais dans sa phase de finitions. Cette étape marque une progression significative vers la mise en service d’un équipement considéré comme structurant pour le système de santé publique.
Au-delà de l’état des travaux, l’enjeu de cette infrastructure est particulièrement stratégique. Le futur laboratoire aura pour mission principale de contrôler la qualité de l’eau consommée par les populations, qu’elle provienne du réseau public, de forages ou d’autres sources alternatives. Il sera également chargé de l’analyse des denrées alimentaires afin de détecter d’éventuels contaminants ou agents pathogènes susceptibles d’affecter la santé publique. À cela s’ajoute une dimension plus large de surveillance sanitaire, incluant le diagnostic de certaines maladies liées à l’alimentation ou transmissibles par les animaux, telles que la grippe aviaire.
Satisfaite du rythme d’exécution des travaux, la ministre a exhorté les équipes techniques à maintenir cette dynamique afin de respecter les délais annoncés. À terme, ce laboratoire devrait permettre au Gabon de renforcer son autonomie en matière de contrôle sanitaire et de se conformer aux standards internationaux en matière de sécurité des eaux et des aliments. Dans un contexte où les enjeux de santé publique sont étroitement liés à la prévention et à la qualité des ressources consommées, cette infrastructure apparaît comme un levier essentiel de modernisation du système sanitaire national.